[Terminale] passage du bac en septembre

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Re: [Terminale] passage du bac en septembre

Messagepar mamy le 13/08/2012 à 21:14

salut!
où en es tu de tes révisions ?
si tu as des questions sur certains chapitres n'hésite pas

je peux aussi te donner quelques exemples de corrigés sur certains thèmes si cela peut t'aider
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Re: [Terminale] passage du bac en septembre

Messagepar soninul le 02/09/2012 à 16:30

Bonjour là j'ai bientôt terminé mes révisions il me manque 3 chapitre deux sur la mondialisation et un sur l'Europe. Oui je veux bien des corrigé notamment sur l'union européenne et la dynamique de l'intégration sociale, les nouveaux cadres de l'action publique, commerce international croissance et développement et les stratégies internationales des firmes. Svp désolé si cela fait beaucoup
Merci
soninul
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Re: [Terminale] passage du bac en septembre

Messagepar mamy le 02/09/2012 à 18:35

internationalisation et ses effets sur l'emploi;
● Quels sont les effets : il faut rechercher les conséquences de l’internationalisation sur le volume et la nature des emplois dans les pays industrialisés. Il ne faut pas limiter le sujet à la concurrence des pays émergents, mais envisager la globalité des échanges
Proposition de plan
I- L'internationalisation des échanges a des effets sur le niveau de l'emploi dans les pays industrialisés.
1- Les échanges commerciaux favorisent les créations d'emplois.
• Les échanges extérieurs favorisent les innovations et la demande par le biais des exportations, ils sont donc facteurs de croissance économiques et de créations d'emplois. (document n°2).
• Les échanges de marchandises et les IDE sont fortement concentrés entre les pays industrialisés, ce qui renforce ces effets positifs (document N°1)
• Les échanges avec les pays en développement peuvent aussi être favorables aux emplois dans les pays industrialisés (effets présentés dans le document n°5).par l’intermédiaire de la baisse des coûts pour les entreprises et la hausse du pouvoir d’achat pour les ménages
2- Cependant, l'internationalisation des échanges peut aussi détruire des emplois dans les pays industrialisés.
• Dans certains secteurs à forte utilisation de main d'œuvre, les importations peuvent se substituer à la production nationale (document n°4 et mise en relation avec le document n°3).
• La recherche de compétitivité prix peut se faire par une substitution du capital au travail, des restructurations et des délocalisations (document n°6).
II- L'internationalisation des échanges modifie aussi la nature des emplois dans les pays industrialisés.
1- L'internationalisation des échanges contribue à modifier la structure des emplois.
• La recherche de compétitivité produit et les délocalisations entraînent une augmentation de la part des emplois les plus qualifiés, au détriment des moins qualifiés (document n°5).
• La structure des emplois par secteurs est modifiée (renforcement de la tertiarisation et débat sur la « désindustrialisation »). (documents n os 2 et 3).
2- L'internationalisation des échanges contribue à modifier l'organisation du travail et des emplois dans les entreprises.
• Les stratégies internationales des entreprises sont basées sur une plus grande flexibilité interne (polyvalence,...), justifiées par le besoin de réactivité et d'adaptation rapide aux évolutions de la demande (document n°2).
• La recherche de compétitivité prix conduit également à la flexibilité externe qui renforce la précarité des emplois
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Re: [Terminale] passage du bac en septembre

Messagepar mamy le 02/09/2012 à 18:38

les sujets sont sur le site de versailles: "menu sujets"
Après avoir présenté les principales stratégies des firmes transnationales, vous montrerez leurs effets sur la division internationale du travail

Introduction
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les échanges mondiaux se sont intensifiés et diversifiés. D’une phase d’internationalisation, le monde est passé à une phase de mondialisation. Différents acteurs y ont contribué : les organisations internationales comme l’OMC, certains Etats mais aussi les grandes entreprises transnationales. (document n°1)
Quels sont les objectifs poursuivis et les moyens mis en œuvre par ces firmes ? Et quelles effets ont-elles sur la division internationale du travail ?
Première partie : les stratégies des firmes transnationales peuvent s’inscrire dans le cadre…
A. … de la recherche de la compétitivité-prix…
La recherche des coûts de production les plus bas conduit les firmes transnationales à délocaliser leurs activités dans les pays les plus compétitifs à cet égard. Cette réduction des coûts peut s’inscrire dans le cadre de la production (ex : produire dans les pays à bas salaires) mais aussi dans celui de l’acheminement (ex : se rapprocher des marchés). Le but poursuivi est de produire des biens ou des services à un prix de revient très bas afin d’être compétitives en termes de prix. (documents n°1 et 2)
B. … ou hors-prix
Les firmes transnationales peuvent aussi rechercher à conquérir de nouveaux marchés en y implantant leur unités de production. En étant plus proches de ces marchés, elles peuvent davantage les connaître et réagir aux fluctuations qui y interviennent. Les firmes transnationales peuvent aussi rechercher la compétitivité structurelle ou hors-prix. Il s’agit alors de se différencier des concurrents en innovant. Dans ce cas, elles doivent s’appuyer sur un facteur travail très qualifié pouvant innover et incorporer les innovations dans le processus de production. (documents n°1 et 2)
Les firmes transnationales peuvent aussi combiner les deux stratégies précédentes : rechercher à la fois des coûts de production bas et s’appuyer sur un potentiel de main d’œuvre qualifiée. (document n°2)
Deuxième partie : elles peuvent avoir une incidence…
A. … sur la division internationale du travail en la modifiant…
Le fait de rechercher les coûts les plus bas tend à décomposer le processus de production à l’échelle internationale. Il s’agit alors de rechercher les lieux où produire telle partie d’un bien sera plus rentable, moins coûteux – on peut s’appuyer sur l’exemple des filiales-ateliers des firmes transnationales.
Or en recherchant la compétitivité-prix, ces entreprises augmentent leurs activités et contribuent ainsi à développer une nouvelle division internationale du travail. Cela a eu pour conséquence de permettre à certains pays en voie de développement de connaître un processus de rattrapage des niveaux de vie relativement aux pays riches. (documents n°1, 3 et 4)
B. … ou ne pas avoir d’effet sur cette dernière
En revanche, la recherche de la compétitivité hors-prix ne reposant pas sur la recherche des coûts les plus bas, elle n’a pas d’effet sur la division du travail. Les entreprises cherchent à capter des nouveaux marchés, le potentiel de recherche le plus grand, les infrastructures les plus adaptées, le régime politique le plus stable, etc. (documents n°1 et 3)
Conclusion
Les stratégies menées par les firmes multinationales sont très différentes et varient selon le type de compétitivité poursuivi. La recherche de la compétitivité-prix reposera sur la recherche des coûts de production les plus bas. Dans ce cas, la décomposition du processus productif sera la résultante de cet objectif. En revanche, la volonté d’accès à de nouveaux marchés, la recherche de l’innovation, des compétences les plus adaptées au processus de production ne s’appuiera pas sur la décomposition du processus productif. Mais que ce soit dans un cas, comme dans l’autre, toutes les régions du monde ne profitent pas des effets du développement des activités des firmes transnationales : c’est notamment le cas de l’Afrique subsaharienne. Quelles stratégies faut-il alors mettre en œuvre pour enclencher un processus de développement dans les pays les plus pauvres de la planète ?
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Re: [Terminale] passage du bac en septembre

Messagepar mamy le 02/09/2012 à 18:41

Après avoir mis en évidence les transformations du commerce international, vous les expliquerez.

Question de synthèse
Détrônant le Japon, la Chine est devenue, en 2009, le premier exportateur mondial de marchandises. Cet événement illustre les transformations profondes que le commerce international a connues depuis les années 1970, à la fois dans ses modalités de fonctionnement, dans sa structure et dans la hiérarchie des pays qui y participent. Les facteurs qui permettent de comprendre ces évolutions sont de natures très diverses et concernent aussi bien les transformations institutionnelles que les modifications profondes des modes de production et d'échange des biens et services à l'échelle mondiale.
I. Les grandes transformations du commerce mondial
Le commerce international a connu, depuis quatre décennies, un développement particulièrement fort, y compris en période de ralentissement de la croissance économique.
1. Un accroissement de l'ouverture aux échanges
Les échanges se sont accrus à un rythme plus rapide que la production, ce qui s'est traduit par une hausse quasi générale du degré d'ouverture des économies participant aux échanges mondiaux. Ainsi, la part des exportations de biens et services dans le PIB français est aujourd'hui de l'ordre de 26 % contre 19 % en 1978. Cette mondialisation des échanges a cependant profité de manière inégale aux différents pays partenaires, ce qui a conduit à une redistribution de la hiérarchie des grands pays commerçants, notamment au profit des économies émergentes comme la Chine, l'Inde ou le Brésil. La Chine réalise, à elle seule, près de 10 % des échanges mondiaux et exporte plus du tiers de son PIB.
2. La montée du commerce intra-branche
Dans le même temps, la structure des échanges s'est transformée : d'une part, les échanges de produits de base ont vu leur part relative reculer au profit des produits manufacturés ; d'autre part, la libéralisation des échanges a favorisé la croissance du commerce intra-branche dans le cadre d'un remodelage quasi permanent de la division internationale du travail. Ce commerce intra-branche représente en 2006 près de 70 % des échanges intra-régionaux en Amérique du Nord (contre 44 % en 1975). Pour l'Europe de l'Ouest, la proportion est passée, sur la même période, de 40 à 54 %.
3. La progression des échanges de services
Enfin, les services, dont on a longtemps pensé qu'ils se prêtaient mal aux transactions internationales, ont vu leurs échanges s'intensifier et leur part dans le volume total du commerce mondial a fortement augmenté. Elle représente aujourd'hui un peu moins d'un quart du commerce mondial. Ces évolutions sont intervenues dans un climat général de promotion du libre-échange, l'ensemble des pays prenant progressivement leurs distances avec les pratiques protectionnistes qui avaient, jusque-là, été la règle dans les relations commerciales.
II. Les explications de ces transformations
La montée en puissance des pays émergents est un des facteurs explicatifs majeurs de cette transformation. Elle a été accélérée par les mutations profondes des modes d'organisation productive, eux-mêmes révolutionnés par des évolutions technologiques de grande ampleur. Ces changements se sont par ailleurs déroulés dans un cadre juridique et institutionnel renouvelé.
1. La concurrence des économies émergentes
La croissance exceptionnelle que connaissent quelques grands pays émergents comme la Chine et le Brésil leur a permis de se faire une place dans les échanges mondiaux, en s'installant dans des créneaux autrefois réservés aux économies développées. La délocalisation des industries textiles, l'apparition d'une industrie automobile puissante ou la conquête de grands marchés de produits agricoles et agroalimentaires ont contribué à rebattre les cartes de répartition mondiale des activités et des échanges.

2. L'accélération de la DIPP
Cette répartition s'inscrit désormais en dehors de la traditionnelle « division internationale du travail » qui caractérisait autrefois les rapports Nord-Sud. La décomposition internationale des processus productifs (DIPP), en morcelant les étapes de la fabrication des produits complexes (automobiles, aéronautique, électronique grand public, machines-outils, etc.), multiplie les échanges intra-branche et accroît l'interdépendance des appareils productifs nationaux. Cette évolution a été rendue possible par la formidable baisse des coûts unitaires de transport, conséquence d'une réorganisation technique du transport international (avions-cargos, containers, etc.), mais aussi par l'intensification des transferts de flux d'informations générée par la révolution numérique.
3. La transformation du cadre juridique et institutionnel
Enfin, et c'est un facteur de premier ordre, les instances de régulation du commerce international (GATT puis Organisation mondiale du commerce) sont progressivement parvenues à un abaissement considérable des obstacles aux échanges, qu'il s'agisse de la baisse des droits de douane ou de la diminution des obstacles non tarifaires (quotas, contingents, normes discriminatoires, etc.). Aujourd'hui, une instance d'arbitrage, l'Organe de règlement des différends, dotée d'un pouvoir de sanction, est chargée de statuer sur les conflits commerciaux qui peuvent survenir entre pays.
Conclusion
La recomposition des rapports économiques à l'échelle mondiale a eu, ces dernières décennies, pour principal vecteur les échanges internationaux de marchandises et de services. Le commerce mondial constitue, en particulier pour une partie des pays du Sud, un tremplin vers le progrès économique en leur permettant notamment de mettre en place une industrialisation qui reste à la base du schéma de développement dominant. Cependant, le caractère de plus en plus stratégique de certains échanges agricoles et la délocalisation partielle de services vers certains pays du Sud témoignent également des bouleversements qui sont désormais à l'œuvre dans la hiérarchie économique mondiale et dont les pays développés payent parfois le prix fort en termes de croissance et d'emploi.
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Re: [Terminale] passage du bac en septembre

Messagepar mamy le 02/09/2012 à 18:45

europe et politiques économiques

La construction européenne et plus récemment la mise en place de l'Euro ont profondément modifié le fonctionnement des politiques économiques en Europe. celui ci s'articule entre une politique monétaire commune gérée par la BCE et les politiques budgétaires qui restent des prérogatives des Etats-membres. Mais, cela ne va pas sans soulever de difficultés et de nouveaux enjeux.

I. La construction européenne et ses impacts sur la gestion des politiques économiques
1. La politique monétaire est impulsée par la BCE et soulève de nouveaux enjeux
La naissance de l'Euro a conduit à unifier la politique monétaire et la politique de change dans la zone Euro et la gestion de ces politiques a été confié à la Banque Centrale Européenne (BCE). Selon ses statuts, la BCE a pour rôle de garantir la stabilité des prix et a comme cible une progression mesurée des prix (de l'ordre de 2% par an). Pour atteindre cet objectif, la BCE fixe un taux d'intérêt directeur qui s'impose ainsi aux différents pays membres de la zone Euro, elle utilise « l'open market » et impose aux banques commerciales un certain taux de réserves obligatoires. La gestion de la politique monétaire soulève régulièrement des discussions sur différents points.
L'inspiration théorique de la politique monétaire a souvent été discuté, en effet l'objectif de croissance n'est pas une priorité absolue de la BCE contrairement à celui de la stabilité des prix et cela en accord avec la théorie monétariste. De plus, l'action de la BCE a souvent été marquée par une moindre réactivité que celle de la FED (Federal Reserve aux Etats-Unis), que ce soit pour augmenter les taux directeurs ou les baisser. Enfin, les difficultés de son action sont aussi liées à l'existence des disparités de situations économiques nationales entre les différents pays membres. Ainsi, en cas de faible croissance et inflation dans certains pays et de forte inflation dans d'autres pays, il est difficile de définir quelle politique monétaire doit mettre en œuvre la BCE (restrictive ou expansive).
2. Les Etats conservent la gestion de la politique budgétaire et fiscale
Les Etats membres détiennent toujours le levier de la politique budgétaire et fiscale et les objectifs de leur politique restent fixés au niveau du gouvernement de chaque pays. Ainsi, ils disposent d'une autonomie supplémentaire dans la gestion de leur politique budgétaire dans la mesure où les gouvernements n'ont plus à se soucier des effets de leur politique sur le taux de change et sont ainsi moins dépendants de cette contrainte extérieure.

Cependant, les gouvernements ont du faire des efforts pour pouvoir adopter la monnaie unique de par la nécessité de respecter les critères de convergence qui imposaient des limites en termes de déficit public, de niveau de la dette ou encore de taux d'inflation. Aujourd'hui, les gouvernements restent encadrés dans l'exercice de leur politique budgétaire par les critères issus du Pacte de Stabilité et de Croissance (PSC) qui leur imposent le respect d'une certaine discipline budgétaire (limitation du déficit public à 3% du PIB et de la dette à 60%) sous peine de sanctions (procédure de déficit public excessif - DPE).
Ce PSC est utile pour ses défenseurs afin d'éviter que des externalités négatives issus de la pratique d'un déficit public trop important, en particulier des risques inflationnistes, aient comme conséquence un resserrement de la politique monétaire. Ce pacte a cependant subi quelques modifications car des investissements publics coûteux sont nécessaires pour soutenir la croissance ainsi certaines dépenses ne sont plus comptabilisés. Enfin, vu la récession qui se profile, les déficits budgétaires devraient se creuser et jouer leur rôle contra-cyclique dans les mois et les années qui viennent.
II. Les enjeux nouveaux en termes de coordination et de redéfinition des politiques structurelles
1. Les difficultés de coordination des politiques économiques
Des difficultés sont apparues à plusieurs niveaux dans la gestion des politiques économiques. Ainsi, le policy-mix européen, autrement dit la combinaison de la politique monétaire et des politiques budgétaires nationales ont souvent été montrées du doigt pour leurs défauts. En effet, face à la politique monétaire impulsée par la BCE, les gouvernements ont souvent tendance à répondre de manière spécifique par rapport à leur situation économique propre. De fait, il y a une réelle difficulté à mettre en œuvre une réelle coordination des politiques budgétaires.
Il existe pour cela des décisions politiques (des chefs d'Etats et de gouvernements) qui se traduisent par des grandes orientations de politiques économiques (GOPE) ou encore l'Eurogroup (réunion des ministres des finances) mais ce dernier est avant tout une instance de concertation et n'a pas de pouvoir suffisant pour affirmer des positions claires et communes face à la BCE. De fait, il subsiste de réelles difficultés à coordonner les décisions de politiques économiques, en attendant un pas de plus vers l'Europe politique et la constitution d'un budget européen.

2. La question des services publics et le processus de libéralisation

Les services publics, telles qu'ils fonctionnent en France sont souvent le fait d'entreprises publiques nationales en situation de monopole qui ont pour fonction de fournir un service collectif (France Télécom, EDF, La Poste). La conception européenne du service universel entre en contradiction avec la définition du service public à la française. De fait, des entreprises qui détenaient des monopoles, en particulier dans les secteurs des services marchands, voient arriver ou devraient voir arriver la concurrence d'ici quelques années.
L'objectif de la Commission Européenne est de rétablir la règle de la concurrence dans des secteurs qui étaient auparavant réglementés par la puissance publique (téléphone, électricité, transports publics, courrier) afin de conduire à une diminution des prix au bénéfice des consommateurs. Ce processus ne se réalise pas sans rencontrer de résistances et en réalité, les effets sur les prix pratiqués après la libéralisation et l'ouverture à la concurrence de ces secteurs ne sont pas forcément positifs pour le consommateur final. Dans certains cas, cela s'est d'ailleurs traduit par des hausses de prix.
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Re: [Terminale] passage du bac en septembre

Messagepar mamy le 02/09/2012 à 18:46

Corrigé : Faut-il mettre un frein à la libéralisation des échanges ?

Depuis plus d’un demi-siècle, les accords du GATT puis de l’OMC ont, au nom des vertus du libre-échange, largement contribué à la suppression progressive des entraves aux échanges de marchandises et plus récemment à celles des échanges de services.
Cette libéralisation des échanges et la croissance économique mondiale sont longtemps allées de pair : un « jeu à somme positive » semblant vérifier que tout le monde gagne au libre-échange, conformément à la théorie classique (Adam Smith, David Ricardo) et néoclassique (Heckscher, Ohlin et Samuelson). Or, depuis le milieu des années 1980, l’intensification de la concurrence liée à l’accélération des échanges mondiaux engendre des tensions et des déséquilibres dans bon nombre de pays du Nord comme du Sud et ne contribue pas partout à la croissance et au développement. Le commerce mondial tendrait donc à devenir un jeu à somme nulle : les uns gagnant ce que les autres perdent.
Dans un tel contexte, des voix s’élèvent en faveur d’un regain de protectionnisme. Quels sont leurs arguments ? Paradoxalement, au même moment, d’autres voix s’indignent des méfaits du protectionnisme actuellement en vigueur. Que faut-il en penser ? Le protectionnisme a-t-il encore un sens dans une économie totalement mondialisée ?
Après avoir montré pourquoi freiner la libéralisation des échanges semble devenir nécessaire, nous nous demanderons si, pour autant, le regain du protectionnisme constitue une réelle solution.

I. Freiner le libre-échange paraît devenir une nécessité face aux menaces qu’il fait peser sur les régulations économiques et sociales dans de nombreux pays du monde

A. Dans les pays du Nord
1. L’exacerbation de la concurrence, les stratégies de délocalisation des firmes multinationales et la montée des pays émergents constituent une menace pour l’emploi
La concurrence des pays du Sud s’intensifie : d’abord cantonnée dans les produits à faible valeur ajoutée dans les années 1970, elle s’étend aujourd’hui aux produits de haute technologie et s’attaque désormais aux services (doc 1 et 2).
2. La libéralisation des échanges a des répercussions sociales inquiétantes
– Elle accroît les inégalités salariales au sein des pays développés (précarisation, chômage, baisse des salaires des non-qualifiés]. Alignement vers le bas, remise en cause des acquis sociaux (connaissances personnelles, voir dossier 3 p. 248 du manuel).
– Elle menace la cohésion sociale : libéralisation des services publics dont le rôle est essentiel en matière de lien social, d’intégration, d’égalité (ex : La Poste, l’éducation, la santé, etc.) (doc. 4).
– Elle menace la diversité culturelle au sens large. Biens culturels tels que le cinéma, mais aussi biens de consommation standardisés – Coca-Cola, jeans –, commercialisation des semences OGM au détriment des cultures traditionnelles (doc. 4 et connaissances personnelles).

B. Dans les pays du Sud : le libre-échange pénalise les pays pauvres
1. Dans le commerce de produits primaires
Les accords de l’OMC tout comme les conditions imposées à l’octroi de prêts par la Banque mondiale et le FMI exigent des PED qu’ils ouvrent leurs économies au libre-échange. C’est demander à ces pays de rivaliser avec de puissantes FMN (cf. marché mondial des céréales par exemple), d’exposer leurs agricultures traditionnelles à la concurrence des produits agricoles bon marché issus des agricultures productivistes des pays Nord (et toujours subventionnées malgré les discours libre-échangistes de leurs dirigeants). Libre-échange « biaisé », « jeu de dupes » que bon nombre des PED parmi les plus pauvres contestent aujourd’hui (doc. 4).
2. Dans le commerce de produits manufacturés
La libéralisation du marché européen du textile en 2005 (doc. 3) (suppression des quotas) n’est pas bénéfique pour tous les pays du Sud ; elle entraîne l’élimination de producteurs moins compétitifs que la Chine (pays du Maghreb par exemple où le coût de la main-d’œuvre est plus élevé qu’en Chine).

Freiner la libéralisation des échanges peut donc sembler nécessaire. Ainsi, par exemple, l’Union européenne revendique-t-elle l’exception culturelle. Par un système de quotas et de subventions, elle protège l’industrie cinématographique et audiovisuelle européenne de la concurrence des firmes multinationales américaines (doc. 4 et connaissances personnelles ; voir dossier 2 p. 286).
Dans cette logique, faut-il aussi imposer une clause sociale dans les accords de l’OMC pour faire cesser la concurrence déloyale des pays émergents, accusés de dumping social, et priver du même coup les pays du tiers-monde des chances d’accéder enfin au développement ? Le regain du protectionnisme ne paraît pas davantage souhaitable.

II. Mais le protectionnisme n’est pas pour autant une solution

A. L’extension du protectionnisme n’est pas souhaitable
1. Loin d’avoir disparu, son utilisation est contestée au Nord comme au Sud (doc. 4 et 6)
– Les clauses de sauvegarde et les quotas n’ont pas servi à préserver les emplois dans le textile ou la sidérurgie, ni à assurer la reconversion (chômage élevé en Europe). Ces mesures ne sont pas favorables aux consommateurs qui auraient pu bénéficier d’une baisse des prix si la concurrence avait pu jouer. D’autre part, l’entrée des pays émergents dans les échanges mondiaux s’accompagne de l’ouverture de nouveaux marchés prometteurs pour les pays développés dont ils auraient tort de se priver.
– Subventions, quotas, normes techniques et sanitaires sont des obstacles aux exportations des pays du Sud et donc un frein à leur développement.
– Le protectionnisme pratiqué aujourd’hui par les grandes zones de commerce régional est déjà source de conflits commerciaux : son accentuation engendrerait nécessairement des mesures de rétorsion peu favorables à l’équilibre politique mondial (cf. Ricardo : le libre-échange pacifie les relations entre les pays).
2. Un regain du protectionnisme n’a pas de sens dans une économie mondialisée
– Le capital circule librement à l’échelle planétaire.
– La concurrence des pays émergents est en partie le fait des FMN des pays développés (cf. chapitre XII, dossier 1, « Les stratégies des FMN ») qui délocalisent et réalisent des IDE dans les pays du Sud pour bénéficier des bas coûts de la main-d’œuvre (doc. 1) afin de maximiser leurs profits. Ces firmes globales échappent au contrôle des nations et ne sont soumises à aucune règle internationale, mais elles savent exercer de fortes pressions sur les pouvoirs politiques pour protéger leurs intérêts (doc. 6).

B. Le maintien de la compétitivité des territoires dans une économie mondialisée passe par d’autres voies
1. La recherche-développement et l’innovation
– Les pays émergents font aujourd’hui des efforts considérables en matière de R&D (cf. doc. 5). En milliards de dollars en 2003, la Chine dépense plus que la France ou le Royaume-Uni, la Corée du Sud plus que l’Italie. L’effort de recherche a fortement augmenté dans ces pays en dix ans – et ces pays rivalisent désormais avec les firmes des pays développés dans bon nombre de secteurs de pointe (informatique, téléphonie mobile, innovation, textiles), grignotant ainsi l’avance technologique dont disposent encore les pays du Nord.
– Néanmoins, la domination des pays développés reste écrasante, particulièrement celle des États-Unis. Toutefois, l’effort de recherche des pays développés s’est ralenti pour la plupart d’entre eux depuis 1991 et l’Union européenne est à la traîne. Or le remodelage de la division internationale du travail résulte de cette course à l’innovation.
– Le rôle de l’État est déterminant pour le maintien de la compétitivité du territoire : stimuler et co-financer la recherche (importance de la recherche fondamentale), retenir les chercheurs, former une main-d’œuvre performante (politique éducative).
2. La définition de règles internationales
Il est nécessaire de définir un cadre réglementaire international qui tempère le libre-échange :
– en autorisant la protection temporaire des industries naissantes ;
– en écartant des mécanismes de marché les activités essentielles au maintien de la justice, de la cohésion sociale, de l’identité culturelle des nations (éducation, santé et autre services publics).
Ces règles internationales doivent permettre de rééquilibrer les rapports Nord-Sud :
– en obtenant des pays riches qu’ils renoncent au protectionnisme déguisé qu’ils pratiquent et qui fait obstacle au développement des pays pauvres qui eux jouent le jeu du libre-échange ;
– en permettant ainsi un partage plus équitable de la richesse mondiale.

Le processus de mondialisation, engagé depuis plusieurs siècles, touche aujourd’hui à son terme et se demander s’il faut freiner la libéralisation des échanges est bien un faux débat. Par contre, face à l’apparition d’une économie-monde, c’est l’absence de gouvernance mondiale qui fait problème : sans elle, les régulations économiques et sociales des différents pays risquent d’être fortement perturbées dans les années qui viennent. Réglementer les flux financiers, contrôler les firmes globales devient une réelle nécessité. En attendant, chaque pays doit assurer la compétitivité de son territoire. Les uns y parviennent en restant en tête de la course à l’innovation ; les autres n’ont plus qu’à figurer au sommet du palmarès du « moins-disant » social…
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Re: [Terminale] passage du bac en septembre

Messagepar soninul le 02/09/2012 à 19:30

Merci beaucoup pour ces sujets, peut être qu'un des sujets tombera au bac ;)
encore une chose est ce que vous auriez les cours sur les chapitres commerce international, croissance et développement e les stratégies internationales des firmes car je n'ai pas vraiment compris ces chapitres. Il me manque seulement ces 2 chapitres et j'ai terminé mes révisions :)

ah et dernière chose je viens de finir ma fiche de révision sur les nouveaux cadres de l'action publique. pouvez vous me dire ce que vous en pensez merci d'avance
Chapitre IV SES.docx
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Re: [Terminale] passage du bac en septembre

Messagepar mamy le 03/09/2012 à 10:10

tes cours sont excellents... si tu as retenu tout cela bravo!! remarque attention: public au masculin, et publique au féminin

maintenant , il te reste à vérifier que tu lis et exploites bien les docs
exerce toi à lire: une table de mobilité, une courbe de lorenz, à bien vérifier que tu sais lire des indices, à distinguer en volume de en valeur etc


Les acteurs de la mondialisation

I. Les FMN

Les firmes s’internationalisent pour :
– Accéder aux marchés. L’internationalisation permet de contourner les barrières douanières et d’accéder à une demande solvable ; être à proximité de la demande pour mieux s’adapter à ses caractéristiques et à ses évolutions.
– Accéder à certaines compétences et ressources spécifiques pour produire plus efficacement. Les entreprises cherchent à profiter des avantages comparatifs des différentes régions du monde en installant les différents segments de leur chaîne de valeur ajoutée dans les territoires où ils peuvent être produits de la manière la plus compétitive : main-d’œuvre qualifiée, matière première abondante, législation fiscale favorable, réglementation du travail et normes sociales faibles pour minimiser les coûts salariaux.

Formes de la mondialisation :

– Avec transfert de capitaux : investissements directs à l’étranger, fusions-acquisitions, joint-ventures ;
– Sans transfert de capitaux : sous-traitance internationale, importation directe, accords de licence.

la DIPP

Il s’agit de l’application des principes tayloriens à l’échelle internationale : division internationale des processus productifs. La rationalisation de la production conduit à une décomposition précise du processus de production entre chaque filiale du groupe (et/ou entre les entreprises sous-traitantes). Chaque unité installée dans un pays est spécialisée sur la base de ses avantages comparatifs (main-d’œuvre bon marché, main-d’œuvre qualifiée, proximité d’infrastructures de transports ou de sources énergétiques près du site de production, etc.). Chacune de ces unités de production constitue un élément d’un ensemble contrôlé et organisé par la société mère. La spécialisation et la standardisation permettent ainsi l’augmentation de la productivité ainsi que la réalisation d’économies d’échelle.
Les FMN tissent donc un réseau complexe à l’échelle planétaire entre une multitude d’unités de production, en apparence indépendantes mais orchestrées dans la réalité par une unité centrale dont l’objectif est la minimisation des coûts de production et, bien sûr, la maximisation des profits.

Les IDE
L’objectif des investissements directs à l’étranger (IDE) est le contrôle ou la création d’une entreprise à l’étranger. Il revêt plusieurs formes : opérations de création de succursales, achats de biens immobiliers, prêts à une filiale, achat d’actions d’une société lorsqu’il permet une participation d’au moins 10 % à son capital (seuil de contrôle retenu par la balance des paiements).
Les flux d’IDE reflètent les caractéristiques de la mondialisation : ils proviennent essentiellement des pays développés et se dirigent aussi essentiellement vers eux conformément aux principaux flux d’échanges commerciaux. Lorsqu’ils se dirigent vers les PED, les IDE entrent massivement dans les pays émergents à la recherche de réduction des coûts de production ou de nouveaux marchés à conquérir conformément aux stratégies des FMN, acteurs de la mondialisation. Par contre, les PMA n’attirent guère les IDE des pays développés en raison de la faiblesse des perspectives de profit. Phénomène récent, les IDE réalisés par les FMN du Sud se développent actuellement à la fois en direction des pays développés et des pays en développement (cf. Chine en Afrique), ce qui reflète la montée en puissance de ces nouveaux pays industrialisés sur la scène internationale.
Toutefois, les statistiques de l’IDE sous-estiment fortement le processus de mondialisation ; d’une part en raison des modalités d’enregistrement des IDE, d’autre part en raison du rapide développement de nouvelles formes d’internationalisation sans transfert de capitaux telles que la sous-traitance internationale, les accords de licence.

les FMN détiennent-elles un rôle clé dans la gouvernance mondiale
Les FMN détiennent un rôle clé dans la gouvernance mondiale du fait du poids qu’elles ont acquis dans les échanges mondiaux et du pouvoir qu’elles exercent.
La spécialisation internationale est d’abord le résultat des stratégies des FMN : plus de la moitié des échanges entre les pays de l’OCDE et un tiers du commerce mondial seraient constitués par le commerce intrafirme. Par le choix de localisation de leurs activités, les multinationales organisent donc une division internationale du travail qui structure le système productif mondial. De nombreux marchés mondiaux sont dominés par un oligopole de quelques FMN.
Surtout, par le biais des ententes (accords formels ou informels entre des entreprises a priori concurrentes), les FMN parviennent à fixer et maintenir des prix élevés, à limiter la production, et à empêcher la diffusion de leur avance technologique..
Par ailleurs, le poids économiquement stratégique de leurs activités permet d’orienter dans une certaine mesure les choix politiques des autorités nationales. Quand celui-ci ne suffit pas, par l’intermédiaire d’associations professionnelles transfrontalières (groupements de dirigeants d’entreprises privées à l’exemple du Business European Roundtable, qui regroupe 45 patrons de multinationales européennes), elles agissent comme des lobbies. En influençant les différents gouvernements et les représentants des institutions internationales, elles parviennent à faire inscrire dans le droit international public des règles destinées à servir leurs intérêts particuliers. C’est pourquoi, sur le plan politique, les multinationales jouent un rôle essentiel dans l’ensemble des accords qui déterminent ce qui est produit, par qui, pour qui, où, avec quelles méthodes et à quelles conditions salariales.


II. Les États

La mondialisation s’accompagne d’un profond mouvement de déréglementation. La libre circulation des capitaux, des marchandises, voire des hommes sur certains espaces, met les États en concurrence. Ainsi, les législations réglementaires et fiscales sont de moins en moins contraignantes à l’égard des entreprises. Les règles qui encadraient les marchés du travail, les systèmes de protection sociale et les marchés financiers sont réduites afin de faciliter un retour à des mécanismes de marché jugés plus efficients. Les États sont entrés dans une logique du moins-disant fiscal, voire social, afin d’attirer les investisseurs étrangers sur leur territoire.
On assiste dans le même temps à une privatisation accrue de l’activité économique. Les États se retirent, partout dans le monde, des activités productives, et ce dans tous les secteurs.

Le rôle de l’État reste un déterminant essentiel de la compétitivité nationale. Il est le seul garant de la cohésion sociale, source de compétitivité. Il assure la stabilité sociale et politique (redistribution des revenus, réduction des inégalités, etc.)
L’État est aussi un élément clé de la compétitivité des entreprises. Il met en place un cadre institutionnel favorable au développement des activités des entreprises : réglementation du travail, normes techniques et sanitaires qui structurent et organisent le marché et le rendent plus efficace ; son action politique et diplomatique qui offre des débouchés aux entreprises nationales. Enfin, il prend en charge des activités non rentables mais indispensables pour la compétitivité des entreprises : la gestion des monopoles naturels (infrastructures), des biens collectifs (recherche-développement, formation, etc.)


III. Les marchés financiers

La globalisation financière

Interconnectées par les réseaux modernes de communication qui gomment les distances et permettent la transmission quasi instantanée des informations, les places financières fonctionnent désormais en continu et constituent un marché unique. Le moindre événement sur l’une de ses places a des répercussions globales et provoque des réactions en chaîne sur l’ensemble des autres places. Comme le souligne D. Plihon, le système financier international forme aujourd’hui un « mégamarché unifié de l’argent ».

Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène. D’abord, la multinationalisation des entreprises qui s’accommode mal d’un système financier toujours principalement assis sur des logiques nationales. Ensuite, une volonté politique des États des pays développés de trouver de nouveaux moyens de financement pour répondre à la montée de leurs déficits extérieurs et l’arrivée au pouvoir d’équipes politiques d’obédience libérale qui mettent en place la libre circulation du capital (les « 3 D » : déréglementation, décloisonnement, désintermédiation). Enfin, la révolution des NTIC (technologies du traitement de l’information, du codage et de la communication) a fourni les moyens techniques de la globalisation.

Les comportements mimétiques des intervenants sur les marchés financiers favorisent les bulles spéculatives et provoquent une instabilité financière. En effet, beaucoup d’opérateurs sur le marché (les zinzins notamment : compagnies d’assurances, fonds de pensions), qui ont des fonds à placer, attendent de pouvoir déceler la tendance du prix des produits financiers ; à la hausse pour acheter, à la baisse pour vendre. Par conséquent, lorsqu’ils croient avoir décelé une tendance haussière ou baissière, ils achètent à la hausse et vendent à la baisse. Or, dans un univers d’incertitude, chaque opérateur est conduit à se préoccuper des considérations des autres pour améliorer la pertinence des ses anticipations. Ainsi, lorsque certains opérateurs prennent des décisions dans un sens, les autres sont fortement incités à les imiter. Ainsi naissent des bulles spéculatives qui finissent toujours par éclater (effondrement des cours).

les effets de l’émergence de cette « nouvelle finance » sur l’économie

La libéralisation de la finance doit, selon la théorie, assurer l’allocation optimale du capital, mais elle a aussi des effets néfastes sur l’économie.
Les fluctuations du marché financier se répercutent plus immédiatement sur les décisions d'investissement, d'épargne, voire de consommation. En bref, l'activité économique devient plus cyclique dans un environnement de plus en plus incertain.
Par ailleurs, l'interdépendance des intermédiaires financiers crée un risque de système : les bulles spéculatives, le surendettement de certains agents économiques non financiers, les contraintes de liquidité peuvent induire des mouvements de spéculation et des paniques bancaires, des faillites et leurs effets en cascade sur l’ensemble de l’économie : licenciements, chômage.
Enfin, la globalisation financière a permis l’émergence d’un capitalisme actionnarial. La recherche de la maximisation des rendements sur le court terme oriente le partage de la valeur ajoutée en faveur des détenteurs de capitaux au détriment de l’emploi et des revenus des salariés.
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Re: [Terminale] passage du bac en septembre

Messagepar mamy le 03/09/2012 à 10:18

pour les stratégies des firmes, tu vas sur le site BRISES et tu trouveras un cours très clair

et tu peux aussi regarder le corrigé que je t'ai envoyé

en suite pour commerce et développement voici 2 corrigés qui peuvent t'aider:

L’ouverture internationale est-elle un obstacle au développement durable ?

La Chine, qui depuis quelques années fait partie de l’OMC, s’est insérée dans le commerce mondial et a ouvert ses frontières. Ce phénomène s’accompagne d’une croissance spectaculaire. Cependant cette expansion n’est pas sans retombée : problème énergétique, pollution, écart de développement...
L’ouverture internationale ( et ses conséquences) pose de manière urgente le dossier traitant du « développement durable », c’est à dire un développement qui respecte la planète pour les générations futures.
Est-ce l’ouverture des marchés ( capitaux, biens services, travailleurs) au niveau mondial qui fait obstacle au développement durable ?
En fait, l’ouverture des frontières a permis et favorise une certaine forme de développement, (I), mais ce développement ne peut être durable que sous certaines conditions non encore réalisées.(II)

I Même si l’ouverture internationale semble favorable au développement, rien ne garantit que ce développement soit durable

1) ouverture favorable au développement:
- les pays les plus ouverts sont les plus développés ( doc 2)
- la croissance liée au libre échange ( cf théories) donne les moyens du développement ( ex: NPIA)

2) Mais un développement inégal et destructeur
- un développement très inégal au niveau mondial ( doc 4) et qui maintient ou accroit la pauvreté dans tous les pays
- Une croissance et un développement dévoreurs d’énergie et destructeurs de la nature. Ce phénomène étant accentué par les strtégies des FMN. ( citer exemples doc 1 et 3)
- Une uniformisation des modes de vie et de consommation gaspilleuse ( déchets), notamment par les médias, ce qui rend plus cruciale la prise de conscience des inégalités ( doc 4)

II L’ouverture internationale pourrait être porteuse d’avenir, mais n’est pas encore maitrisée

1) Elle peut avoir des effets favorables sur le développement durable
- meilleure gestion de la nature, transferts de technologie et innovations, maitrise démographique( doc6)
- prise de conscience des problèmes au niveau international (doc 3): traités, normes..
- Rôle accru des ONG et des organismes écologiques dans les négociations internationales ( commerce équitable, OGM..)

2) Mais les progrès n’en sont qu’au stade embryonnaire
- peu de prise de conscience de la part du citoyen . ( trop de remise en cause pour un habitant de pays développé; et nécessité de survie d’abord dans un pays pauvre)
- Des FTN difficilement contrôlables malgré l’obtention de certaines normes sociales et environnementales
- Suprématie du libéralisme et du marché ( doc 6) notamment dans les organismes mondiaux ( FMI, OMC, UE...) (exemples de la propriété des brevets pour les médicaments d’urgence, la privatisation des services publics..)

Ainsi, l’ouverture internationale, en diffusant un modèle de développement très dépensier en énergie et peu soucieux de l’environnement,semble plutôt être un obstacle au développement durable.
Cependant ce n’est pas l’ouverture elle même qui est en cause, mais bien plus la volonté des Etats de prendre réellement en compte les critères environnementaux à long terme, et leur capacité à les faire appliquer.
Le rattrapage économique entamé par les pays les plus peuplés de la planète rend le problème plus aigu. Cela ne peut donc être traité qu’au niveau international. Il faudra définir un choix de société qui remette en cause les modes de vie actuels qui dilapident les ressources rares, sans que ce soit ressenti comme une régression... Si l’on ne veut pas mettre en cause la survie des générations futures...


Question de synthèse
Après avoir montré que l'insertion dans le commerce international peut favoriser le développement, vous présenterez les limites de cette relation.


TRAVAIL PREPARATOIRE (10 points)
1 – Donnez la signification du nombre entouré
Le chiffre représente la structure du commerce du Mexique. En 2005, selon les données du PNUD, 77% de ses exportations de marchandises de ce pays portent sur des produits manufacturés. (autre formulation : en 2005, les exportations de produits manufacturés du Mexique représentent 77% du total de ses exportations de marchandises)

2 – Existe-t-il un lien entre l’insertion dans le commerce international et la croissance économique ? Justifiez votre réponse.
L’insertion dans le commerce est ici mesurée par la structure des exportations à deux dates différentes, 1990 et 2005. Entre ces 2 dates, tous les pays présentés connaissent une progression de leurs exportations. On peut utiliser l’indicateur de la deuxième colonne (exportations en % du PIB) qui se rapproche le plus d’un indicateur d’ouverture, pour le montrer. Pourtant la croissance économique, ici mesurée par habitant, est très différente selon les pays. Par exemple on constate un doublement des exportations en % du PIB entre 1990 et 2005 pour le Mexique, la Thaïlande et la Chine avec des taux de croissance respectifs de 1.5%, 2.7% et 8.8%. Si la croissance semble liée à l’insertion, celle-ci n’en est pas le seul facteur explicatif.

3 comment peut-on expliquer l’effet positif de l’ouverture commerciale de la Chine sur sa croissance économique ?
La Chine se spécialise sur des exportations de produits standardisés (fabriqués en très grande série) soumis à une forte concurrence par les prix. Elle profite alors de sa main d’œuvre abondante et bon marché pour avoir une forte compétitivité-prix sur les marchés extérieurs. Elle peut ainsi approvisionner le marché mondial en produits à forte demande (par exemple l’informatique), à des prix faibles, ce qui lui assure la conquête de nouveaux marchés. Plus l’élasticité-prix de la demande est forte, plus la Chine parvient à imposer ses produits, ce qui stimule sa croissance économique.

4 – Quelles sont les causes de la dégradation des termes de l’échange de la Chine ?
On mesure les termes de l’échange par le rapport des prix des exportations et du prix des
importations. Pour fabriquer des produits manufacturés en grande quantité, la Chine doit importer des produits primaires qui entrent dans la fabrication des produits finis. Or les cours mondiaux de certains produits primaires renchéris ses importations. Et plus la demande de la Chine est forte, plus cette hausse se renforce. Si le prix des importations augmente, alors que celui des exportations, du fait de la forte concurrence n’augmente pas, alors les termes de l’échange se détériorent.

5 – Pourquoi l’ouverture sur l’extérieur ne suffit pas à promouvoir le développement ?
Pour accélérer leur croissance, certains pays choisissent une spécialisation sur des produits de base disponibles en grande quantité (théorie de la dotation en facteurs). Ces produits issus des industriesextractives (minerais, pétrole) mobilisent des capitaux importants (investissements) pour être exploités. Ces investissements dans le secteur primaire se font au détriment du développement d’autres secteurs (services, industries technologiques) à forte valeur ajoutée. L’économie est alors fortement spécialisée dans ces produits primaires mais elle est exposée aux variations de cours de produits (théorie du piège des matières premières). Les autres avantages compétitifs ne sont pas développés.

6- montrez que les données su document 4 relativisent les progrès du développement chinois mesurés par l’IDH
L’IDH mesure le développement d’un pays en utilisant des indicateurs tels que l’espérance de vie, le taux d’alphabétisation, le taux de scolarisation et le PIB par habitant. Il est compris entre 0 et 1. Entre 1990 et 2005, l’IDH de la Chine est passé de 0.607 à 0.754. Mais cet indicateur est une moyenne nationale et il peut cacher de fortes disparités régionales, à l’intérieur du pays. C’est ce que montre le document 4. En effet, le revenu disponible par habitant en 2006 est plus de 3 fois supérieur dans les zones urbaines comparé à celui des zones rurales. De même l’espérance de vie (qui entre dans le calcul de l’IDH) et de 75.2 ans en ville, de 69.6 ans à la campagne. La mortalité avant 5 ans est 2.5 fois supérieure dans les zones rurales. L’écart est encore plus important pour le taux d’équipement en réfrigérateur (92% en ville, 22.5% en campagne).

QUESTION DE SYNTHESE (10 points) : Après avoir montré que l’insertion dans le commerce international peut favoriser le développement, vous présenterez les limites de cette relation.

INTRODUCTION
Le candidat doit construire son introduction en 3 temps :
- La présentation du thème : commerce international, croissance et développement
Le candidat doit construire son introduction en 3 temps :
- La présentation du thème : commerce international, croissance et développement
- L’annonce de la problématique : lien et nuance de la relation
insertion>croissance>développement
- L’annonce du plan en 2 parties en respectant le libellé du sujet

Présentation du thème : La croissance d’un pays, mesurée par l’augmentation de son PIB chaque année dépend de sa consommation intérieure mais aussi de son commerce international. Les stratégies de développement montrent que l’ouverture, c'est-à-dire la volonté du pays de s’insérer dans les échanges, favorise la croissance. La richesse ainsi accumulée peut servir le développement, c'est-à-dire l’amélioration des conditions de vie de la
population. L’exemple de la Chine est significatif, sa croissance annuelle comprise entre 8% et 10% est directement liée à ses exportations en produits à forte compétitivité-prix.
Problématique : Néanmoins, cette forte croissance liée aux échanges s’accompagne souvent de fortes inégalités à l’intérieur du pays, que l’on mesure généralement par l’IDH. L’insertion dans le commerce est source de richesse mais pas forcément synonyme de développement.
Plan : Ainsi nous verrons que si l’insertion dans le commerce peut favoriser le développement, cette relation présente des limites.

PLAN DETAILLE AVEC INSERTION DU TRAVAIL PREPARATOIRE
Le candidat doit veiller à l’équilibre de son plan et à la réutilisation, sans faire du « copier-coller », de son travail préparatoire.

PARTIE 1 – L’insertion dans le commerce international peut favoriser le développement

a) Le constat : l’insertion mesurée par les exportations entraîne la croissance même si le lien est d’une ampleur variable. Tous les pays qui connaissent la croissance voient leur IDH augmenter. On peut utiliser le chiffre entouré
b) L’explication : le cas de la Chine peut appuyer la démonstration. Exportations de
produits manufacturés à forte compétitivité-prix > croissance forte>IDH en
hausse

PARTIE 2 – Les limites de cette relation

a) Le risque de vulnérabilité de l’économie : la spécialisation sur les produits manufacturés qui incorporent des produits primaires subit les cours mondiaux.
Les industries extractives sont exposées aux variations de cours et épuisent lesinvestissements (coûts fixes élevés) au détriment d’autres secteurs
b) Les disparités entre ville et campagne : le cas de la Chine. Etude du document 6.
Insister sur les écarts d’IDH puis illustrer.



CONCLUSION

Synthèse du développement : L’insertion dans le commerce international est un moteur de la
croissance économique. Les richesses ainsi accumulées permettent au pays de promouvoir le
développement et d’améliorer globalement le niveau de vie et les conditions de sa population. Cette ouverture est bien une condition préalable au développement, l’exemple de la Chine permet de le montrer. Sa spécialisation sur des produits à forte compétitivité-prix (obtenus grâce à un faible coût de main d’œuvre) lui assure une croissance soutenue (près de 9% en moyenne sur la période 1990-2005) et une progression de son IDH de 0.6 à 0.75 sur la même période.
Mais ces performances remarquables ne doivent pas cacher deux limites : les pays spécialisés sur des produits primaires sont plus exposés aux variations des cours des matières premières. Sans autres secteurs moteurs, leur situation peut se dégrader rapidement. De plus, les inégalités entre zones rurales et urbaines s’accroissent en même temps que le développement économique se concentre sur certaines zones urbaines propices aux échanges.
Ouverture : l’accumulation des richesses ne suffit donc pas à assurer un développement homogène. L’intervention de l’Etat est alors importante pour assurer le développement en améliorant, par exemple, l’accès à l’éducation et aux services de santé.
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