par mamy le 03/09/2012 à 10:10
tes cours sont excellents... si tu as retenu tout cela bravo!! remarque attention: public au masculin, et publique au féminin
maintenant , il te reste à vérifier que tu lis et exploites bien les docs
exerce toi à lire: une table de mobilité, une courbe de lorenz, à bien vérifier que tu sais lire des indices, à distinguer en volume de en valeur etc
Les acteurs de la mondialisation
I. Les FMN
Les firmes s’internationalisent pour :
– Accéder aux marchés. L’internationalisation permet de contourner les barrières douanières et d’accéder à une demande solvable ; être à proximité de la demande pour mieux s’adapter à ses caractéristiques et à ses évolutions.
– Accéder à certaines compétences et ressources spécifiques pour produire plus efficacement. Les entreprises cherchent à profiter des avantages comparatifs des différentes régions du monde en installant les différents segments de leur chaîne de valeur ajoutée dans les territoires où ils peuvent être produits de la manière la plus compétitive : main-d’œuvre qualifiée, matière première abondante, législation fiscale favorable, réglementation du travail et normes sociales faibles pour minimiser les coûts salariaux.
Formes de la mondialisation :
– Avec transfert de capitaux : investissements directs à l’étranger, fusions-acquisitions, joint-ventures ;
– Sans transfert de capitaux : sous-traitance internationale, importation directe, accords de licence.
la DIPP
Il s’agit de l’application des principes tayloriens à l’échelle internationale : division internationale des processus productifs. La rationalisation de la production conduit à une décomposition précise du processus de production entre chaque filiale du groupe (et/ou entre les entreprises sous-traitantes). Chaque unité installée dans un pays est spécialisée sur la base de ses avantages comparatifs (main-d’œuvre bon marché, main-d’œuvre qualifiée, proximité d’infrastructures de transports ou de sources énergétiques près du site de production, etc.). Chacune de ces unités de production constitue un élément d’un ensemble contrôlé et organisé par la société mère. La spécialisation et la standardisation permettent ainsi l’augmentation de la productivité ainsi que la réalisation d’économies d’échelle.
Les FMN tissent donc un réseau complexe à l’échelle planétaire entre une multitude d’unités de production, en apparence indépendantes mais orchestrées dans la réalité par une unité centrale dont l’objectif est la minimisation des coûts de production et, bien sûr, la maximisation des profits.
Les IDE
L’objectif des investissements directs à l’étranger (IDE) est le contrôle ou la création d’une entreprise à l’étranger. Il revêt plusieurs formes : opérations de création de succursales, achats de biens immobiliers, prêts à une filiale, achat d’actions d’une société lorsqu’il permet une participation d’au moins 10 % à son capital (seuil de contrôle retenu par la balance des paiements).
Les flux d’IDE reflètent les caractéristiques de la mondialisation : ils proviennent essentiellement des pays développés et se dirigent aussi essentiellement vers eux conformément aux principaux flux d’échanges commerciaux. Lorsqu’ils se dirigent vers les PED, les IDE entrent massivement dans les pays émergents à la recherche de réduction des coûts de production ou de nouveaux marchés à conquérir conformément aux stratégies des FMN, acteurs de la mondialisation. Par contre, les PMA n’attirent guère les IDE des pays développés en raison de la faiblesse des perspectives de profit. Phénomène récent, les IDE réalisés par les FMN du Sud se développent actuellement à la fois en direction des pays développés et des pays en développement (cf. Chine en Afrique), ce qui reflète la montée en puissance de ces nouveaux pays industrialisés sur la scène internationale.
Toutefois, les statistiques de l’IDE sous-estiment fortement le processus de mondialisation ; d’une part en raison des modalités d’enregistrement des IDE, d’autre part en raison du rapide développement de nouvelles formes d’internationalisation sans transfert de capitaux telles que la sous-traitance internationale, les accords de licence.
les FMN détiennent-elles un rôle clé dans la gouvernance mondiale
Les FMN détiennent un rôle clé dans la gouvernance mondiale du fait du poids qu’elles ont acquis dans les échanges mondiaux et du pouvoir qu’elles exercent.
La spécialisation internationale est d’abord le résultat des stratégies des FMN : plus de la moitié des échanges entre les pays de l’OCDE et un tiers du commerce mondial seraient constitués par le commerce intrafirme. Par le choix de localisation de leurs activités, les multinationales organisent donc une division internationale du travail qui structure le système productif mondial. De nombreux marchés mondiaux sont dominés par un oligopole de quelques FMN.
Surtout, par le biais des ententes (accords formels ou informels entre des entreprises a priori concurrentes), les FMN parviennent à fixer et maintenir des prix élevés, à limiter la production, et à empêcher la diffusion de leur avance technologique..
Par ailleurs, le poids économiquement stratégique de leurs activités permet d’orienter dans une certaine mesure les choix politiques des autorités nationales. Quand celui-ci ne suffit pas, par l’intermédiaire d’associations professionnelles transfrontalières (groupements de dirigeants d’entreprises privées à l’exemple du Business European Roundtable, qui regroupe 45 patrons de multinationales européennes), elles agissent comme des lobbies. En influençant les différents gouvernements et les représentants des institutions internationales, elles parviennent à faire inscrire dans le droit international public des règles destinées à servir leurs intérêts particuliers. C’est pourquoi, sur le plan politique, les multinationales jouent un rôle essentiel dans l’ensemble des accords qui déterminent ce qui est produit, par qui, pour qui, où, avec quelles méthodes et à quelles conditions salariales.
II. Les États
La mondialisation s’accompagne d’un profond mouvement de déréglementation. La libre circulation des capitaux, des marchandises, voire des hommes sur certains espaces, met les États en concurrence. Ainsi, les législations réglementaires et fiscales sont de moins en moins contraignantes à l’égard des entreprises. Les règles qui encadraient les marchés du travail, les systèmes de protection sociale et les marchés financiers sont réduites afin de faciliter un retour à des mécanismes de marché jugés plus efficients. Les États sont entrés dans une logique du moins-disant fiscal, voire social, afin d’attirer les investisseurs étrangers sur leur territoire.
On assiste dans le même temps à une privatisation accrue de l’activité économique. Les États se retirent, partout dans le monde, des activités productives, et ce dans tous les secteurs.
Le rôle de l’État reste un déterminant essentiel de la compétitivité nationale. Il est le seul garant de la cohésion sociale, source de compétitivité. Il assure la stabilité sociale et politique (redistribution des revenus, réduction des inégalités, etc.)
L’État est aussi un élément clé de la compétitivité des entreprises. Il met en place un cadre institutionnel favorable au développement des activités des entreprises : réglementation du travail, normes techniques et sanitaires qui structurent et organisent le marché et le rendent plus efficace ; son action politique et diplomatique qui offre des débouchés aux entreprises nationales. Enfin, il prend en charge des activités non rentables mais indispensables pour la compétitivité des entreprises : la gestion des monopoles naturels (infrastructures), des biens collectifs (recherche-développement, formation, etc.)
III. Les marchés financiers
La globalisation financière
Interconnectées par les réseaux modernes de communication qui gomment les distances et permettent la transmission quasi instantanée des informations, les places financières fonctionnent désormais en continu et constituent un marché unique. Le moindre événement sur l’une de ses places a des répercussions globales et provoque des réactions en chaîne sur l’ensemble des autres places. Comme le souligne D. Plihon, le système financier international forme aujourd’hui un « mégamarché unifié de l’argent ».
Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène. D’abord, la multinationalisation des entreprises qui s’accommode mal d’un système financier toujours principalement assis sur des logiques nationales. Ensuite, une volonté politique des États des pays développés de trouver de nouveaux moyens de financement pour répondre à la montée de leurs déficits extérieurs et l’arrivée au pouvoir d’équipes politiques d’obédience libérale qui mettent en place la libre circulation du capital (les « 3 D » : déréglementation, décloisonnement, désintermédiation). Enfin, la révolution des NTIC (technologies du traitement de l’information, du codage et de la communication) a fourni les moyens techniques de la globalisation.
Les comportements mimétiques des intervenants sur les marchés financiers favorisent les bulles spéculatives et provoquent une instabilité financière. En effet, beaucoup d’opérateurs sur le marché (les zinzins notamment : compagnies d’assurances, fonds de pensions), qui ont des fonds à placer, attendent de pouvoir déceler la tendance du prix des produits financiers ; à la hausse pour acheter, à la baisse pour vendre. Par conséquent, lorsqu’ils croient avoir décelé une tendance haussière ou baissière, ils achètent à la hausse et vendent à la baisse. Or, dans un univers d’incertitude, chaque opérateur est conduit à se préoccuper des considérations des autres pour améliorer la pertinence des ses anticipations. Ainsi, lorsque certains opérateurs prennent des décisions dans un sens, les autres sont fortement incités à les imiter. Ainsi naissent des bulles spéculatives qui finissent toujours par éclater (effondrement des cours).
les effets de l’émergence de cette « nouvelle finance » sur l’économie
La libéralisation de la finance doit, selon la théorie, assurer l’allocation optimale du capital, mais elle a aussi des effets néfastes sur l’économie.
Les fluctuations du marché financier se répercutent plus immédiatement sur les décisions d'investissement, d'épargne, voire de consommation. En bref, l'activité économique devient plus cyclique dans un environnement de plus en plus incertain.
Par ailleurs, l'interdépendance des intermédiaires financiers crée un risque de système : les bulles spéculatives, le surendettement de certains agents économiques non financiers, les contraintes de liquidité peuvent induire des mouvements de spéculation et des paniques bancaires, des faillites et leurs effets en cascade sur l’ensemble de l’économie : licenciements, chômage.
Enfin, la globalisation financière a permis l’émergence d’un capitalisme actionnarial. La recherche de la maximisation des rendements sur le court terme oriente le partage de la valeur ajoutée en faveur des détenteurs de capitaux au détriment de l’emploi et des revenus des salariés.
"Celui qui a bon cœur n'est jamais sot" George Sand