[1ère] Question corpus

On doit cultiver notre jardin d'après Voltaire. Pourquoi?

[1ère] Question corpus

Messagepar juju87 le 22/04/2012 à 00:27

Bonjour , j'ai une question de corpus sur l'objet d'étude suivant: Le théâtre , texte et représentation et la question est quelle est la fonction principale de ces 4 scène d'ouverture ? Dans cette question il nous demande si c'est une scène d'opposition ? car je n'ai pas compris merci
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Re: [1ère] Question corpus

Messagepar Maur@ le 22/04/2012 à 06:54

Scène d'opposition ou d'exposition ?
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Re: [1ère] Question corpus

Messagepar Maur@ le 22/04/2012 à 08:23

En règle générale :

Une scène d’exposition se doit d’être simple, vraisemblable et si possible intéressante et dynamique.
Elle met rarement en scène le ou les personnages principaux qui sont présentés par d'autres personnages.

Une scène d'exposition présente donc : des personnages, une situation à venir ou en cours mais surtout doit être capable de susciter l'intérêt du spectateur. Elle donne le ton ... le registre.


Mais une scène d'exposition peut déroger à la règle. On peut alors travailler sur la norme et l'écart, autrement dit sur ce qui diffère d'une scène d'exposition habituelle.
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Re: [1ère] Question corpus

Messagepar oumala le 22/04/2012 à 10:05

Bonjour,
Il faudrait essayer déjà de recopier clairement la consigne. Sinon, comment comprendre ?
La question est : "Quelle est la fonction principale de ces quatre scènes d'ouverture ? Dans cette question il (?) nous demande si c'est une scène d'opposition (il y a plusieurs scènes, donc => la question est de savoir si ce sont des scènes, et comme il s'agit de scènes d'ouverture, Maur@ suppose à juste titre qu'il s'agit du mot exposition et non du mot opposition.)


Les scènes d'ouverture, c'est ainsi que l'on appelle les premières scènes d'une pièce de théâtre, au moment où le rideau s'ouvre, en quelque sorte.
On donne encore à cette première scène le nom de scène d'exposition.

Pour connaître la fonction, c'est-à-dire le rôle des quatre scènes dont tu parles, il faudrait bien sûr les avoir sous les yeux.

Mais quoi qu'il en soit nous sommes au théâtre. Il ne faut pas oublier qu'une représentation est limitée dans le temps, et qu'au moment où le rideau se lève, le spectateur est plongé au milieu de "quelque chose" dont il ignore tout.

-La première scène doit donc en principe lui permettre de s'y retrouver.
Elle va le plonger dans une certaine atmosphère, le mettre au fait des circonstances, passées ou présentes, lui présenter un certain nombre de personnages (le héros peut être sur scène, mais pas forcément ; il peut-être annoncé ou décrit par d'autre personnages, ce qui ménage le suspens.)
-La première scène est très importante, un peu comme l'est le début d'un roman. Elle peut susciter l'intérêt, elle le doit d'ailleurs si elle est bonne, faute de quoi, on n'aura guère envie d'en entendre davantage.

Maintenant, il faut étudier les caractéristiques de chacune de ces premières scènes, non sans oublier de noter leurs points communs, leurs différences, et examiner si elles remplissent bien leur rôle de scène d'exposition.
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Re: [1ère] Question corpus

Messagepar juju87 le 22/04/2012 à 16:58

Mais non la question est :quelle est la fonction principale de ces 4 scène d'ouverture ?
et je ne l'ai pas comprise ce qu'on demande
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Re: [1ère] Question corpus

Messagepar triflo le 22/04/2012 à 17:17

Mais quelles sont ces quatre scènes d'ouverture ?
Ce sera plus simple si tu indiques les textes du corpus .
" Jamais ce que l'on vous donne
Ne vaudra ce que l'on prend"
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Re: [1ère] Question corpus

Messagepar juju87 le 23/04/2012 à 14:19

Les textes sont : Texte A: Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, Le Barbier de Séville, acte I, scène1, et scène2(extrait),(1775).
Texte B: Alfred de Musset, On ne badine pas avec l'amour, acte I, scène 1 (extrait), (1834)
Texte C: Eugène Labiche, Un chapeau de paille d'Italie, acte I, scène 1 (1851)
Texte D: Eduardo Manet, Quand deux dictateurs se rencontrent (incipit), Actes Sud-Papiers, (1996)
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Re: [1ère] Question corpus

Messagepar oumala le 23/04/2012 à 17:13

Mais non la question est :quelle est la fonction principale de ces 4 scène d'ouverture ?
et je ne l'ai pas comprise ce qu'on demande


Pourquoi réponds-tu : "mais non" après mon message ?
Est-ce à dire que je que j'écris n'est pas sensé ?
Tu as pourtant à t'interroger sur trois premières scènes, autrement appelées scènes d'exposition.
Et on te demande leur rôle, c'est-à-dire à quoi elles servent.
Comme il a déjà été dit, si nous avions les textes sous les yeux, ce serait plus facile de t'aider.
Cependant, tu disposes, toi, de ces extraits.
Alors que t'apprennent-ils ?
En quoi te semblent-ils importants pour le lecteur ou le spectateur ?
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Re: [1ère] Question corpus

Messagepar juju87 le 23/04/2012 à 17:47

ok merci
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Re: [1ère] Question corpus

Messagepar triflo le 23/04/2012 à 18:15

TEXTE A – Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, Le Barbier de Séville.

ACTE PREMIER
Le théâtre représente une rue de Séville, où toutes les croisées1 sont grillées2.
SCÈNE PREMIÈRE
LE COMTE, seul, en grand manteau brun
et chapeau rabattu. Il tire sa montre en se promenant.
Le jour est moins avancé que je ne croyais. L'heure à laquelle elle3 a coutume de se
montrer derrière sa jalousie4 est encore éloignée. N'importe ; il vaut mieux arriver trop
tôt que de manquer l'instant de la voir. Si quelque aimable de la cour pouvait me
deviner à cent lieues de Madrid, arrêté tous les matins sous les fenêtres d'une femme
à qui je n'ai jamais parlé, il me prendrait pour un Espagnol du temps d'Isabelle5.
Pourquoi non ? Chacun court après le bonheur. Il est pour moi dans le coeur de
Rosine. Mais quoi ! suivre une femme à Séville, quand Madrid et la cour offrent de
toutes parts des plaisirs si faciles ? Et c'est cela même que je fuis. Je suis las6 des
conquêtes que l'intérêt, la convenance ou la vanité7 nous présentent sans cesse. Il
est si doux d'être aimé pour soi-même ; et si je pouvais m'assurer sous ce
déguisement... Au diable l'importun8 !
SCÈNE 2
FIGARO, LE COMTE, caché
FIGARO, une guitare sur le dos attachée en bandoulière avec un large ruban ; il
chantonne gaiement, un papier et un crayon à la main.
Bannissons le chagrin,
Il nous consume :
Sans le feu du bon vin,
Qui nous rallume,
Réduit à languir,
L'homme, sans plaisir,
Vivrait comme un sot,
Et mourrait bientôt.
Jusque-là ceci ne va pas mal, hein, hein !
Le vin et la paresse
Se disputent mon coeur...
Eh non ! ils ne se le disputent pas, ils y règnent paisiblement ensemble...
Se partagent... mon coeur.
Dit-on « se partagent » ?... Eh ! mon Dieu, nos faiseurs d'opéras-comiques n'y
regardent pas de si près. Aujourd'hui, ce qui ne vaut pas la peine d'être dit, on le
chante. (Il chante.)
Le vin et la paresse
Se partagent mon coeur...
Je voudrais finir par quelque chose de beau, de brillant, de scintillant, qui eût l'air
d'une pensée. (Il met un genou en terre, et écrit en chantant.)
Se partagent mon coeur.
Si l'une a ma tendresse...
L'autre fait mon bonheur.
Fi donc ! c'est plat. Ce n'est pas ça... Il me faut une opposition, une antithèse :
Si l'une... est ma maîtresse,
L'autre...
Eh ! parbleu, j'y suis !...
L'autre est mon serviteur.
Fort bien, Figaro !... (Il écrit en chantant.)
Le vin et la paresse
Se partagent mon coeur ;
Si l'une est ma maîtresse,
L'autre est mon serviteur,
L'autre est mon serviteur,
L'autre est mon serviteur.
Hein, hein, quand il y aura des accompagnements là-dessous, nous verrons encore,
messieurs de la cabale1, si je ne sais ce que je dis. (Il aperçoit le Comte.) J'ai vu cet
abbé2-là quelque part. (Il se relève.)

TEXTE B – Alfred de Musset, On ne badine pas avec l’amour.
ACTE PREMIER
SCÈNE PREMIÈRE
Une place devant le château.
MAÎTRE BLAZIUS, DAME PLUCHE, LE CHOEUR1

LE CHOEUR
Doucement bercé sur sa mule fringante, messer2 Blazius s’avance dans les
bluets fleuris, vêtu de neuf, l’écritoire au côté. Comme un poupon sur l’oreiller,
il se ballotte sur son ventre rebondi, et, les yeux à demi fermés, il marmotte un
Pater noster3 dans son triple menton. Salut, maître Blazius, vous arrivez au
temps de la vendange, pareil à une amphore antique.
MAÎTRE BLAZIUS
Que ceux qui veulent apprendre une nouvelle d’importance m’apportent ici
premièrement un verre de vin frais.
LE CHOEUR
Voilà notre plus grande écuelle ; buvez, maître Blazius ; le vin est bon ; vous
parlerez après.
MAÎTRE BLAZIUS
Vous saurez, mes enfants, que le jeune Perdican, fils de notre seigneur, vient
d’atteindre à sa majorité, et qu’il est reçu docteur4 à Paris. Il revient aujourd’hui
même au château, la bouche toute pleine de façons de parler si belles et si
fleuries, qu’on ne sait que lui répondre les trois quarts du temps. Toute sa
gracieuse personne est un livre d’or ; il ne voit pas un brin d’herbe à terre,
qu’il ne vous dise comment cela s’appelle en latin ; et quand il fait du vent ou
qu’il pleut, il vous dit tout clairement pourquoi. Vous ouvririez des yeux grands
comme la porte que voilà, de le voir dérouler un des parchemins qu’il a
coloriés d’encres de toutes couleurs, de ses propres mains et sans en rien dire
à personne. Enfin c’est un diamant fin des pieds à la tête, et voilà ce que je
viens annoncer à M. le baron. Vous sentez que cela me fait quelque honneur,
à moi, qui suis son gouverneur depuis l’âge de quatre ans ; ainsi donc, mes
bons amis, apportez une chaise que je descende un peu de cette mule-ci sans
me casser le cou ; la bête est tant soit peu rétive5, et je ne serais pas fâché de
boire encore une gorgée avant d’entrer.
LE CHOEUR
Buvez, maître Blazius, et reprenez vos esprits. Nous avons vu naître le petit
Perdican, et il n’était pas besoin, du moment qu’il arrive, de nous en dire si
long. Puissions-nous retrouver l’enfant dans le coeur de l’homme !
MAÎTRE BLAZIUS
Ma foi, l’écuelle est vide ; je ne croyais pas avoir tout bu. Adieu ; j’ai préparé,
en trottant sur la route, deux ou trois phrases sans prétention qui plairont à
monseigneur ; je vais tirer la cloche. (Il sort.)

TEXTE C – Eugène Labiche, Un chapeau de paille d’Italie.

ACTE PREMIER
(Chez Fadinard)
Un salon octogone. - Au fond, porte à deux battants s'ouvrant sur la scène. - Une
porte dans chaque pan coupé. - Deux portes aux premiers plans latéraux. - A gauche,
contre la cloison, une table avec tapis, sur laquelle est un plateau portant carafe,
verre, sucrier. - Chaises.
SCÈNE PREMIÈRE
VIRGINIE, FELIX
VIRGINIE, à Félix, qui cherche à l'embrasser. - Non, laissez-moi, monsieur Félix !...
Je n'ai pas le temps de jouer.
FELIX – Rien qu'un baiser ?
VIRGINIE – Je ne veux pas !...
FELIX – Puisque je suis de votre pays1 !... je suis de Rambouillet...
VIRGINIE – Ah ! ben ! s'il fallait embrasser tous ceux qui sont de Rambouillet !...
FELIX - Il n'y a que quatre mille habitants.
VIRGINIE – Il ne s'agit pas de ça... M. Fadinard, votre bourgeois, se marie
aujourd'hui... Vous m'avez invitée à venir voir la corbeille... voyons la corbeille !...
FELIX – Nous avons bien le temps... Mon maître est parti, hier soir, pour aller signer
son contrat chez le beau-père... il ne revient qu'à onze heures, avec toute sa noce,
pour aller à la mairie.
VIRGINIE – La mariée est-elle jolie ?
FELIX – Peuh !... je lui trouve l'air godiche2 ; mais elle est d'une bonne famille... c'est
la fille d'un pépiniériste de Charentonneau... le père Nonancourt.
VIRGINIE – Dites donc, monsieur Félix... si vous entendez dire qu'elle ait besoin
d'une femme de chambre... pensez à moi.
FELIX – Vous voulez donc quitter votre maître... M. Beauperthuis ?
VIRGINIE. – Ne m'en parlez pas... c'est un acariâtre3, premier numéro... Il est
grognon, maussade, sournois, jaloux... et sa femme donc !... Certainement, je n'aime
pas à dire du mal des maîtres...
FELIX – Oh ! non !...
VIRGINIE. – Une chipie ! une bégueule4, qui ne vaut pas mieux qu'une autre.
FELIX – Parbleu !
VIRGINIE – Dès que Monsieur part... crac ! elle part... et où va-t-elle ?... elle ne me l'a
jamais dit... jamais !...
FELIX – Oh ! vous ne pouvez pas rester dans cette maison-là.
VIRGINIE, baissant les yeux – Et puis, ça me ferait tant plaisir de servir avec
quelqu'un de Rambouillet...
FELIX, l'embrassant. – Seine-et-Oise !


TEXTE D – Eduardo Manet, Quand deux dictateurs se rencontrent.
VOIX OFF1, 1 – A, 1 – B

VOIX OFF.
Quelque part dans le monde, deux dictateurs se rencontrent. Ils sont vieux. Vieux,
mais taillés dans le roc. Visages granitiques, regards de joueurs de poker. Maîtres de
leur propre jeu. Les corps sont massifs, les gestes lents. Et pour cause… chacun
porte un épais gilet pare-balles, par mesure de précaution. Le premier sous une
élégante veste signée par un styliste à la mode, l’autre dissimulé sous l’épaisse
vareuse de son uniforme. Rencontre au sommet qui fera date dans l’Histoire. Les
deux hommes, protégés par des vitres blindées, se trouvent sur la terrasse d’un
palais, sorte de forteresse construite au sommet d’une vertigineuse montagne et où
l’on ne peut accéder qu’en hélicoptère.
Isolés du reste du monde, les deux hommes se parlent, sans témoins. Ils n’ont
aucune raison particulière de se rencontrer. Caprice. Coup de tête. Aucune raison, si
ce n’est le voluptueux plaisir d’être en face de son double, son reflet, la présence
charnelle et puissante d’un dictateur comme soi.
Pour mieux tenir au secret leur rencontre et déjouer de possibles pièges, leurs
appareils policiers leur ont donné des codes, composés du chiffre 1 et des deux
premières lettres de l’alphabet : A et B. Comme les deux hommes s’estiment d’une
égale puissance, ils ont tiré au sort l’ordre de leur dialogue. Pile – pour le 1-A, face
pour le 1-B.
Ils viennent de dîner. Ils ont parlé – comme ils disent – « à bâtons rompus », « à coeur
ouvert », « les yeux dans les yeux ». Imbus de leur pouvoir, les dictateurs ne
craignent pas d’utiliser les clichés les plus éculés.
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