Bonjour, j'ai rédigé mon II, pouvez-vous me dire s'il y a des erreurs? J'ai toujours le même problème: un ensemble décousu
II.
a) la place du lexique dans les processus de compréhension ; l’effet «boule de neige »
1. Les vertus du lexique
Connaissances lexicales et compréhension des textes :
Les textes qui nécessitent des connaissances pointues dans un domaine conduit à plus de difficulté de compréhension. La connaissance du lexique corrèle avec la compréhension. Aussi, la connaissance d'un lexique courant n'est pas une certitude de compréhension d'un lexique technique. Les mots courants sont de l’ordre de 3000 mots pour un élève de sixième. Chaque année les élèves apprennent 7000 mots mais ne manient que 2500 mots. Cependant, les études ne permettent pas d’affirmer si les élèves utilisent à bon escient le lexique appris au cours de l’année. Aussi, rien ne prouve que la connaissance précède la compréhension ou l'inverse.
La connaissance du lexique facilite la compréhension :
Elle facilité, mais
- un mot inconnu peut fausser la compréhension,
- l'intervention d'un spécialiste du lexique est souvent indispensable
- la mémoire joue un rôle important, sans garantir pour autant la réussite.
La pratique de la lecture permet d’accroitre le vocabulaire
- c’est la pratique de la compréhension au cours de la lecture qui induit le plus sûrement l’accroissement du lexique, et pas uniquement la lecture.
- La difficulté tient au dosage de mots nouveaux dans les textes, en effet, plus il y a de mots nouveaux et plus la compréhension sera difficile.
- les textes et élaborent une base lexicale d’autant plus étendue que les lectures sont nombreuses et variées.
- lexique et la compréhension s’influencent réciproquement
- Cette différenciation progressive (lexique / compréhension) est pourtant à l’origine des inégalités les plus flagrantes et les plus difficiles à éradiquer.
- Les activités de « structuration » du lexique visent à faire apparaitre des relations entre mots, ce qui amène à s’intéresser à la morphologie.
a. Les deux voies proposées : la voie indirecte et la voie directe
b) la capacité à faire du sens à partir de la syntaxe écrite, différente de la syntaxe orale + exemples
La syntaxe du langage écrit n’est pas celle du langage oral, ce qui peut aussi poser des problèmes de compréhension.
Les phrases de l’écrit peuvent être très longues et difficiles à segmenter en groupes de sens pour les élèves.
- L’écrit fait des phrases, qui peuvent être complexes, avec des propositions subordonnées ou coordonnées qui impliquent des rapports logiques précis et que l’oral n’utilise pas (ou peu).
- L’écrit utilise plus que l’oral la phrase passive.
1. Une syntaxe orale différente de celle de l’écrit
La différence de syntaxe entre celle de l’oral et celle de l’écrit crée une incidence sur la compréhension en lecture. Au premier abord, on pourrait considérer que l'élève possède intuitivement les mécanismes de production des phrases en arrivant à l'école et qu'il suffit de les développer puisque il s’agit de la langue maternelle. Mais les formes syntaxiques de l'oral sont différentes des structures de l'écrit. En effet, l'oral recourt aux « structures clivées » c’est-à-dire à des énoncés courts, indépendants les uns des autres. L'écrit emploie des structures plus élaborées que l'enfant doit découvrir (surtout s'il vient d'un milieu social défavorisé).
2. Une différence entre les phrases simples et les phrases complexes
De manière générale, l’individu à plus de facilité avec les phrases simples qui ressemblent le plus à celle de l’oral qu’avec les phrases complexes qui sont propres à l’écrit. Les travaux concernant ce problème (compréhension et acquisition des structures de l'écrit) ont fait l'objet de recherches qui portent principalement sur le passif et les relatifs. Les phrases simples, affirmatives et actives, sont comprises facilement car elles sont proches de l'oral. Les passives sont une difficulté car l'enfant doit s'appuier sur le sens pour comprendre. Exemple : dans fleur/arrosée/jardinier c'est le vocabulaire qui permet de comprendre. Mais si le lexique est inconnu (=brontosaure/plésiosaure) l'enfant ne peut pas interpréter la phrase correctement.
Les relatifs présentent également une difficulté car l'acquisition de « que » est difficile et est parasitée par « qui ». « Le chien que la fillette a acheté joue avec le garçon » est compris comme « la fillette joue avec le garçon ». les erreurs d’interprétations sont mal connus, une des hypothèses sont que les relatives en que sont moins fréquentes.