[2nde] Commentaire Germinal "Zola"

On doit cultiver notre jardin d'après Voltaire. Pourquoi?

Re: [2nde] Commentaire Germinal "Zola"

Messagepar stars le 30/04/2012 à 20:39

D'accord... Merci de m'avoir donné des conseils.

Bonne soirée.
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Re: [2nde] Commentaire Germinal "Zola"

Messagepar stars le 01/05/2012 à 11:07

Bonjour désolé de vous déranger...
J'ai juste une petite question.

Est ce que il y a quelqu'un qui peut identifier les figures de styles dans le texte ?
S'il vous plaît. Depuis tout à l'heure je cherche dans le texte, et je ne trouve pas de figure de style.

Merci bien.
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Re: [2nde] Commentaire Germinal "Zola"

Messagepar stars le 01/05/2012 à 12:16

C'est très urgent, merci beaucoup.... Je patiente
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Re: [2nde] Commentaire Germinal "Zola"

Messagepar oumala le 01/05/2012 à 12:17

Tu sais, le nom des figures de style, ce n'est pas le plus important.
J'en mets quelques-unes en bleu. Je mets en gras les mots indiquant la progression du texte, les liens marquant l'enchaînement logique.
Mais ce qu'il importe aussi de relever, c'est le choix des mots, ceux utilisés pour parler des mineurs (je les mets en vert), ceux pour parler du directeur (je les mets en rouge), les oppositions entre la gêne et le confort et l'assurance.
C'est aussi le ton, la ponctuation (les exclamations et les interpellations dans le discours de Maheu)

D'abord, le domestique leur dit d'attendre, en refermant la porte sur eux ; puis, lorsqu'il revint, il les introduisit dans le salon, dont il ouvrit les rideaux. Un jour fin entra, tamisé par les guipures. Et les mineurs, restés seuls, n'osèrent s'asseoir, embarrassés, tous très propres, vêtus de drap, rasés du matin, avec leurs cheveux et leurs moustaches jaunes. Ils roulaient leurs casquettes entre les doigts, ils jetaient des regards obliques sur le mobilier, une de ces confusions de tous les styles, que le goût de l'antiquaille a mises à la mode : des fauteuils Henri II, des chaises Louis XV, un cabinet italien du dix-septième siècle, un contador espagnol du quinzième, et un devant d'autel pour le lambrequin de la cheminée, et des chamarres d'anciennes chasubles réappliquées sur les portières. (énumération, accumulation) Ces vieux ors, ces vieilles soies aux tons fauves, tout ce luxe de chapelle(métaphore), les avait saisis d'un malaise respectueux. Les tapis d'Orient semblaient les lier aux pieds de leur haute laine.(personnification) Mais ce qui les suffoquait surtout, c'était la chaleur, une chaleur égale de calorifère, (répétition)dont l'enveloppement les surprenait, les joues glacées du vent de la route. Cinq minutes s'écoulèrent. Leur gêne augmentait, dans le bien-être de cette pièce riche, si confortablement close.(noter les oppositions ici)
Enfin, M. Hennebeau entra, boutonné militairement, portant à sa redingote le petit noeud correct de sa décoration. Il parla le premier.
– Ah ! vous voilà !... Vous vous révoltez, à ce qu'il paraît...
Et il s'interrompit, pour ajouter avec une raideur polie :
– Asseyez-vous, je ne demande pas mieux que de causer.
Les mineurs se tournèrent, cherchèrent des sièges du regard. Quelques-uns se risquèrent sur les chaises ; tandis que les autres, inquiétés par les soies brodées, préféraient se tenir debout.
Il y eut un silence. M. Hennebeau, qui avait roulé son fauteuil devant la cheminée, les dénombrait vivement, tâchait de se rappeler leurs visages. Il venait de reconnaître Pierron, caché au dernier rang ; et ses yeux s'étaient arrêtés sur Etienne, assis en face de lui.
– Voyons, demanda-t-il, qu'avez-vous à me dire ?
Il s'attendait à entendre le jeune homme prendre la parole, et il fut tellement surpris de voir Maheu s'avancer qu'il ne put s'empêcher d'ajouter encore :
– Comment ! c'est vous, un bon ouvrier qui s'est toujours montré si raisonnable, un ancien de Montsou dont la famille travaille au fond depuis le premier coup de pioche !... Ah ! c'est mal, ça me chagrine que vous soyez à la tête des mécontents ! (noter l'hypocrisie de la flatterie)
Maheu écoutait, les yeux baissés.
// (rupture dans le récit)Puis, il commença, la voix hésitante et sourde d'abord.
– Monsieur le directeur, c'est justement parce que je suis un homme tranquille, auquel on n'a rien à reprocher, que les camarades m'ont choisi. Cela doit vous prouver qu'il ne s'agit pas d'une révolte de tapageurs, de mauvaises têtes cherchant à faire du désordre. Nous voulons seulement la justice, nous sommes las de crever de faim, et il nous semble qu'il serait temps de s'arranger, pour que nous ayons au moins du pain tous les jours.(noter l'enchaînement logique du discours)
Sa voix se raffermissait. Il leva les yeux, il continua, en regardant le directeur :
– Vous savez bien que nous ne pouvons accepter votre nouveau système... On nous accuse de mal boiser. C'est vrai, nous ne donnons pas à ce travail le temps nécessaire. Mais, si nous le donnions, notre journée se trouverait réduite encore, et comme elle n'arrive déjà pas à nous nourrir, ce serait donc la fin de tout, le coup de torchon qui nettoierait vos hommes. Payez-nous davantage, nous boiserons mieux, nous mettrons aux bois les heures voulues, au lieu de nous acharner à l'abattage, la seule besogne productive. Il n'y a pas d'autre arrangement possible, il faut que le travail soit payé pour être fait... Et qu'est-ce que vous avez inventé à la place ? une chose qui ne peut pas nous entrer dans la tête, voyez-vous ! Vous baissez le prix de la berline, puis vous prétendez compenser cette baisse en payant le boisage à part. Si cela était vrai, nous n'en serions pas moins volés, car le boisage nous prendrait toujours plus de temps. Mais ce qui nous enrage, c'est que cela n'est pas même vrai : la Compagnie ne compense rien du tout, elle met simplement deux centimes par berline dans sa poche, voilà !
– Oui, oui, c'est la vérité, murmurèrent les autres délégués, en voyant M. Hennebeau faire un geste violent, comme pour interrompre.
Du reste, Maheu coupa la parole au directeur.
//(noter passage au style indirect libre)Maintenant, il était lancé, les mots venaient tout seuls. Par moments, il s'écoutait avec surprise, comme si un étranger avait parlé en lui. C'étaient des choses amassées au fond de sa poitrine, des choses qu'il ne savait même pas là, et qui sortaient, dans un gonflement de son coeur. Il disait leur misère à tous, le travail dur, la vie de brute, la femme et les petits criant la faim à la maison. Il cita les dernières paies désastreuses, les quinzaines dérisoires, mangées par les amendes et les chômages, rapportées aux familles en larmes. Est-ce qu'on avait résolu de les détruire ?
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Re: [2nde] Commentaire Germinal "Zola"

Messagepar stars le 01/05/2012 à 18:55

Merci de m'avoir aidé...C'est ce que je voulais...
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Re: [2nde] Commentaire Germinal "Zola"

Messagepar stars le 01/05/2012 à 18:58

Juste une question, pouvez vous corriger juste les fautes dans mon commentaire...
S'il vous plaît...
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Re: [2nde] Commentaire Germinal "Zola"

Messagepar oumala le 01/05/2012 à 19:12

Bonsoir,
Je t'ai donné, je crois, beaucoup de pistes, et d'indications sur ce texte.
Il faut que tu reprennes ta rédaction avec beaucoup d'attention.
Je ne peux pas corriger ce que tu as posté, car pour moi, cela doit être remanié. Et d'ailleurs, ce n'est pas mon rôle de corriger, mais celui de ton professeur.
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Re: [2nde] Commentaire Germinal "Zola"

Messagepar stars le 01/05/2012 à 19:51

OK, merci quand même.
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Re: [2nde] Commentaire Germinal "Zola"

Messagepar stars le 06/05/2012 à 15:21

B:)njour...
~~Voilà j'ai encore refais mon commentaire.... Pouvez vous voir les fautes de figure de style, de syntaxe... Merci beauc:)up d'avance~~

Introduction

Emile Zola (1802-1902), le maître du naturalisme, le bâtisseur d’un empire romanesque, et considéré comme l’ethnographe de la France, écrit Germinal en 1885. Et dans ce roman, le treizième de la série des Rougon-Macquart, « Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire », il évoque le monde des mineurs. Dans la quatrième partie, la grève éclate, et l'extrait du chapitre 2 proposé relate l'entrevue entre le directeur de la mine Hennebeau et une délégation d'ouvriers qu'il a accepté de recevoir.
Comment dans ce passage Zola réussit-il à exprimer l'antagonisme entre le patron et les mineurs ?Nous examinerons d’abord comment Zola évoque l’entrée des mineurs dans la maison de Hennebeau puis nous étudierons le personnage de Maheu à travers le discours qu’il prononce devant le directeur assis dans un fauteuil devant la cheminée.

Tout d’abord, dans cet extrait, on a l’impression du direct, c'est-à-dire d’être à côté ou à la place de ces mineurs révoltés. On partage leur révolte. Durant les deux heures de marche, dans la « bise du nord-est », les mineurs avaient froid comme le confirme la métaphore « les joues glacés ». Dans la maison de Hennebeau, les mineurs étaient accueillis par un domestique « qui les introduisit dans le salon ». Ils deviennent incongru, avec une atmophère lourde de silences et défavorables « Cinq minutes s’écoulèrent. Leur gêne augmentait, dans le bien-être de cette pièce riche, si confortablement close », ici il y a une opposition qui qualifie la pièce. Zola s’attache à dresser le portrait physique et morale des mineurs « tous très propre, vêtus de drap, rasés du matin, avec leur cheveux et leurs moustaches jaunes » « Ils roulaient leurs casquettes entre les doigts, ils jetaient des regards obliques sur le mobilier ». De plus, Zola nous peint, la réalité de la vie misérable des mineurs ainsi que la vie des bourgeois en faisant de longues descriptions. Les mineurs étaient dans une « pièce riche », avec des « fauteuils Henri II, des chaises Louis quinzième, et un devant d’autel pour le lambrequin de la cheminée, et des chamarres d’anciennes chasubles réappliqués sur les portières ». A ce moment là, Zola renforce l’idée de l’énumération, car il contient dans ce passage, une succession de nombreux éléments, mis sur le même plan. Ainsi, l’auteur de Germinal souligne l’hyperbole « la pièce riche », pour nous indiquer que la pièce a une qualité débordante, avec les « confusions de tous les styles » et avec « le goût de l’antiquaille ». Bien qu’aussi Zola décrit minutieusement la pièce contenant des « vieux ors » des « vieilles soies au ton fauve » et il emploie ici une personnification pour attribuer des caractéristiques humaines à un objet « les tapis d’Orient semblaient les liés aux pieds de leur haute laine ». On discerne clairement avec ces descriptions authentiques que les mineurs étaient dans un lieu richissime. En outre, dans l’extrait une métaphore est abordé « ce luxe chapelle » pour bien accentuer que la maison est opulente. Cela signifie que cette maison appartient à un bourgeois, Hennebeau. Ces descriptions a pour objectif de valoriser la supériorité des bourgeois contre les pauvres mineurs. Dans la pièce, les mineurs sont debout davant Hennebeau qui est assis dans osn fauteuil devant la cheminée. Il est vêtu de manière impeccable « boutonné militairement, portant sa redingote le petit nœud correct de sa décoration ». Le moment est venue, les malheureux mineurs vont briser pour la première fois, le silence qui était certes probablement un lourd fardeau. C’est pourquoi le porte-parole Maheu des mineurs s’avance les yeux baissés devant Hennebeau en l’écoutant. Il lui dit de façon exclamative qu’il était ahuri de le voir mécontent, donc, Zola emploie ici des interjections « Ah ! » et des phrases exclamatives pour bien appuyer l’hypocrisie de la flatterie de Hennebeau. Par exemple dans ce passage « C’est vous un bon ouvrier qui s’est [ …] montré si raisonnable, un ancien de Montsou […] travaille au fond depuis le premier cou de pioche ! » « c’est mal […] que vous soyez la tête des mécontents ! ».
En effet, c’est à cet instant qu’il y a une rupture dans le récit, car a fortiori Maheu va commencer à prendre la parole avec la « voix hésitante et sourde d’abord ». Dans son discours, on décèle un enchaînement logique puisqu’il y a une présence des connecteurs logiques d’addition « et, puis… », de cuase pour introduire une raison qui explique une idée « car, parce-que », de conséquence pour subvenir en avant ce qui résulte une idée « Donc », et enfin d’opposition, afin de contredire une idée « Mais ». Par la suite, pour garder la tête haute face à Hennebeau, Maheu « leva les yeux » avec sa voix qui se raffermissait. Dans son discours du registre direct, la première personne du pluriel « nous » est adopté pour mettre en évidence que les mineurs sont vraisemblablement soudés et qui impose des choses pour les obtenir. Maheu s’exprime de la manière exclamative en s’adressant à Hennebeau et à la Compagnie « Voyez-vous ! » et de façon injonctive « Vous baissez». On a l’impression que Maheu s’adresse à nous, puisqu’on a l’impression d’entre l’éloquence de Maheu, au point de vue subjectif. On a la sensation de vivre comme eux, dans des conditions défavorables « le travail dur, la vie brute ». Maheu demande une hausse de salaire « Payez-nous davantage, nous boiserons mieux » « Il faut […] pour être fait… » Les mineurs veulent cette hausse pour nourrir à tout pris leur mourante famille. « Il semble […] que nous ayons au moins du pain tous les jours » « la femme et les petits criant à la faim à la maison ». Dans ce vif discours, Maheu raconte qu’ils vivent de jours en jours à la Carpe Diem de la misère. Les mineurs reçoivent un très bas salaire alors qu’ils travaillent dans des conditions très défavorables : avec une chaleur suffocante, peu d’oxygène à leur disposition, et un travail très épuisant. Les mots de Maheu « venaient tout seuls », tellement qu’il était surpris d’avoir lâché tout ces mots devant le directeur « par moments, il s’écoutait avec surprise, comme si un étranger avait parlé en lui » ici, Zola a utilisé une comparaison pour souligner que Maheu n’avait jamais comme cela avant. Sans doute, c’est à cause de la colère, et de la souffrance qu’il ressentit pour les mineurs et pour lui, qu’il sortait « des choses amassées au fond de sa poitrine des choses qu’il ne savait même pas là, et qui sortaient, dans un gonflement de son cœur ». Et enfin, pour bien conclure, Maheu dit « Est-ce qu’on avait résolu de les détruire ? », après avoir cité « les dernières paies désastreuses, les quinzaines dérisoires par les amendes et les chômages ». Au début de l’extrait, on repère la présence de l’imparfait, dis « de second plan » et du passé simple, temps du récit qui relate des actions ponctuelles, dites « du premier plan » puis à la fin le présent de l’indicatif, le conditionnel du présent « n’en serions », et le futur simple sont omniprésentes. On distingue, à la fin un passage au style indirect libre car les paroles sont prises en charge par le narrateur, a adoptés au ton du personnage « Maintenant, il était lancé […] ».

Conclusion

Grâce à ce roman de la lutte des classes, le peuple s’indigne pour se faire entendre. Cet extrait est essentiel pour bien nous montrer d’une part une opposition de deux mondes, bourgeois et mineurs. On peut résumer cet extrait avec trois mots : Pauvre contre riche.
Au début, dans cet extrait, Zola fait des descriptions précises de l’entrée des mineurs dans la pièce et dans le milieu de vie des bourgeois c'est-à-dire dans la maison de Hennebeau « pièce riche ». Ainsi, pour cela, Zola instaure au début, des descriptions physiques et morales des mineurs, puis le vibrant discours de Maheu qui est important dans le roman lors de la révolte des mineurs. Il demande au directeur, une augmentation du prix de la berline, afin d’obtenir, chaque mois, un salaire suffisant pour nourrir leur famille. Donc, pour montrer qu’ils vivent dans des conditions déplorables, Maheu raconte leur situation miséreuse, de façon qu’Hennebeau leur donne une augmentation du salaire. La résistante des mineurs se germe. Comme dit Zola « [Le mineur était] autrefois une brute. Peu à peu il devient un Homme. Aussi, on peut dire, que grâce à ce roman de mineurs, les mineurs sont devenus des hommes et leur humanité annonce l’Humanité.

TRES URGENT
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Re: [2nde] Commentaire Germinal "Zola"

Messagepar Jipévé le 06/05/2012 à 17:46

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