[1ère] Commentaire, Ariettes oubliées 1.

On doit cultiver notre jardin d'après Voltaire. Pourquoi?

[1ère] Commentaire, Ariettes oubliées 1.

Messagepar l_o_l_o le 26/05/2012 à 19:29

Bonsoir, j'ai un commentaire à faire sur ariettes oubliées 1, de Paul Verlaine :
C’est l’extase langoureuse,
C’est la fatigue amoureuse,
C’est tous les frissons des bois
Parmi l’étreinte des brises,
C’est, vers les ramures grises,
Le chœur des petites voix.

Ô le frêle et frais murmure !
Cela gazouille et susurre,
Cela ressemble au cri doux
Que l’herbe agitée expire…
Tu dirais, sous l’eau qui vire,
Le roulis sourd des cailloux.

Cette âme qui se lamente
En cette plainte dormante
C’est la nôtre, n’est-ce pas ?
La mienne, dis, et la tienne,
Dont s’exhale l’humble antienne
Par ce tiède soir, tout bas ?


Alors je ne sais pas trop quoi mettre en problématique mais j'ai pensée à mes parties :

I : Une situation idéalisée
- Anaphore du c'est repris par cela, avec un chiasme : extase - amoureuse / fatigue - langoureuse ( je ne sais pas comment expliquer à quoi il sert )
- Champs lexical du plaisir (voir érotisme)
- un décors naturel = champs lexical.
- allitération et assonance en r ( qui peut créer un rugissement sensuel) et en i (mais je ne voit pas ce que cela créer) + "frêle et frais" (je sais que c'est une figure de style, mais qu'appui t-on en l'utilisant ? )

II : Mais une situation également triste et sombre :
- énonciation pas très précise : emploi du pronom "tu" , "la notre","la tienne" mais on ne sais pas à qui il s'adresse. Le seul repère de temps " ce tiède soir "
double interrogation au v.15 et 18 ( je ne sais pas là non plus l'effet produit )
- champs lexical de la tristesse
- c'est une tristesse qui reste cachée " dormante" , " tout bas " , c'est donc une souffrance modérée avec une faible intensité "cri doux", elle est neutralisé par l'amour.

Conclusion : le décors naturel et le monde humain se mêle, caractéristiques du décors personnalisées.

Est ce que ce que j'ai fait est convenable ? Y'a t-il des choses à ajouter ou à supprimer ?
Merci d'avance pour une correction :-))
.
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Re: [1ère] Commentaire, Ariettes oubliées 1.

Messagepar Maur@ le 26/05/2012 à 19:32

Ariette : un air léger
Le recueil : Romances sans paroles.

I. De la musique avant toute chose

II. Une poésie symboliste
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Re: [1ère] Commentaire, Ariettes oubliées 1.

Messagepar l_o_l_o le 27/05/2012 à 10:43

Ha d'accord ... Mais je ne voit pas du tout ce que je peux y mettre dedans ...
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Re: [1ère] Commentaire, Ariettes oubliées 1.

Messagepar Maur@ le 27/05/2012 à 14:19

Alors tu laisses et tu prends ta structure qui devrait quand même répondre à une problématique.
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Re: [1ère] Commentaire, Ariettes oubliées 1.

Messagepar l_o_l_o le 27/05/2012 à 16:41

Mais pensez vous que c'est une bonne structure ? Y'a t-il des choses à revoir ?
Pour la problématique je pensais à quelque chose du type : " Comment Verlaine arrive t-il à assembler deux univers différents dans un même poème ? "

Merci de votre aide.
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Re: [1ère] Commentaire, Ariettes oubliées 1.

Messagepar triflo le 27/05/2012 à 17:20

Montrer que ce poème musical mêle nature et monde humain en gardant une part de mystère (confidence à peine esquissée)

Cette âme qui se lamente
En cette plainte dormante
C’est la nôtre, n’est-ce pas ?
La mienne, dis, et la tienne,
Dont s’exhale l’humble antienne
Par ce tiède soir, tout bas ?
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Ne vaudra ce que l'on prend"
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Re: [1ère] Commentaire, Ariettes oubliées 1.

Messagepar Maur@ le 27/05/2012 à 18:03

Le propre de la poésie symbolique, c'est qu'elle peut souvent supporter plusieurs lectures.

Que reste-t-il de nos amours ?


On pouvait partir sur "Romances sans paroles" et sur "Ariette" ... donc sur une mélodie, un air qui trotte dans la tête comme un souvenir, une atmosphère ...

On peut y lire l'évocation d'une rencontre amoureuse dont il reste des impressions fugitives.

On peut y voir un paysage flou et un paysage intérieur.
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Re: [1ère] Commentaire, Ariettes oubliées 1.

Messagepar l_o_l_o le 27/05/2012 à 19:41

D'accord !
"Que reste-t-il de nos amours ?" d'ou vient cette sensation ?
Comment trouver une problématique adéquate ?
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Re: [1ère] Commentaire, Ariettes oubliées 1.

Messagepar Birmane le 27/05/2012 à 20:07

Les amours entre qui et qui ?

L' énonciation est imprécise. Qui est le locuteur, qui est le destinataire ? Dialogue réel ou bien fictif ?
Histoire de deux âmes anonymes ou d'une seule, dédoublée, qui confierait à elle-même sa tristesse ?

À toi d' interpréter comme tu le ressens, Lolo .. personne ne pourra te reprocher d' avoir tort.
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Re: [1ère] Commentaire, Ariettes oubliées 1.

Messagepar MonaLil le 27/05/2012 à 21:18

l_o_l_o a écrit:Bonsoir, j'ai un commentaire à faire sur ariettes oubliées 1, de Paul Verlaine :
C’est l’extase langoureuse,
C’est la fatigue amoureuse,
C’est tous les frissons des bois
Parmi l’étreinte des brises,
C’est, vers les ramures grises,
Le chœur des petites voix.

Ô le frêle et frais murmure !
Cela gazouille et susurre,
Cela ressemble au cri doux
Que l’herbe agitée expire…
Tu dirais, sous l’eau qui vire,
Le roulis sourd des cailloux.

Cette âme qui se lamente
En cette plainte dormante
C’est la nôtre, n’est-ce pas ?
La mienne, dis, et la tienne,
Dont s’exhale l’humble antienne
Par ce tiède soir, tout bas ?


Alors je ne sais pas trop quoi mettre en problématique mais j'ai pensée à mes parties :

tu as fait l'effort de travailler c'est bien / quelques notes pour compléter!

I : Une situation idéalisée (idéalisation du souvenir ou amour rêvé?
- Anaphore du c'est repris par cela, avec un chiasme : extase - amoureuse / fatigue - langoureuse ( je ne sais pas comment expliquer à quoi il sert )pourquoi pas les mots qui s'enlacent!
N'oublie pas les allitérations , assonances ... (euze, aze,/ opposé gue, reu)

- Champ lexical du plaisir (voir érotisme) certes : " extase, s'exhale, expire /frissons sussure, ramure"; " . "air tiède et doux" essaie de répérer l'importance de la sensualitté :odeur, toucher, ouïe...
ce qui évoque le chant "voix.mumure, gazouille, susure, cri doux, antienne....

- un décor naturel = champ lexical. / une atmosphère aussi : soir, printemps, temps époque propicei

- allitération et assonance en r ( qui peut créer un rugissement sensuel) et en i (mais je ne voit pas ce que cela créer) + "frêle et frais" (je sais que c'est une figure de style, mais qu'appuie t-on en l'utilisant ? )
"frêle frais" paronomase, en plus de la sonorité (è), impression de fraîcheur et fragilité...

pour apprécier cette poésie, se laisser envahir par la musicalité plus importante que le sens
On t'a suggéré avec raison le symbolisme, imagine un tableau impressionniste!


II : Mais une situation également triste et sombre : ( sorte d'envers du décor, sentiment de l'éphémère ): rencontre très lointaine ou seulement rêvée avec le désenchantement de l'absence de l'échec voire de l'impossible...
- énonciation pas très précise : emploi du pronom "tu" , "la notre","la tienne" mais on ne sait pas à qui il s'adresse: à elle, àl'autre, à l'absent ou l'absence...? plus un état d'âme qu'une réalité.
Ce qui importe c'est l'effet produit sur le lecteur...

.
Le seul repère de temps " ce tiède soir " (justement: juste des touches comme les tableaux...une imprécision qui favorise la déception peut-être l'amertume..
thème du temps qui passe "l'eau qui vire, /le roulis sourd des cailloux"
double interrogation au v.15 et 18 ( je ne sais pas là non plus l'effet produit )


- champlexical de la tristesse / opposition entre le lexique du début et la fin
- c'est une tristesse qui reste cachée " dormante" , " tout bas " , c'est donc une souffrance modérée avec une faible intensité "cri doux", elle est neutralisée par l'amour.

c'est aussi toute l'opposition entre le plaisir, la sensualité amoureuse et la tristesse , l'inquiétude soudaine, la déception d'un accord peut-être perdu, oublié, pour toujours peut-être!...?

lexique à revoir : " expire, lamente, dormante, s'exhale"
d'où aussi la question lancinante "cette plaine... c'est la nôtre n'est-ce pas ?"
l'insistance , garder au moins le souvenir: " dis" "la mienne, la tienne"
la sacralisation du souvenir "l'antienne " (chant religieux)


l'interprétation gagne à être nuancée, sensible
Est-ce plus clair pour la problématique? revoir le sens du titre aussi!
j'espère que ce n'est pas trop tard! bon travail.



Conclusion : le décor naturel et le monde humain se mêle, caractéristiques du décor personnalisé.


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MonaLil
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