Bonjour,
Je suis étudiant en BTS, d'un bac STG j'ai décidé de poursuivre ma formation en Français et en philosophie je réalise donc des commentaires de texte pour commencer.
Le document est de niveau terminale, issu du bac français de 2003. J'ai réalisé le commentaire du texte numéro 2. Comme indiqué dans la consigne.
Merci de votre aide. Voici mon commentaire :
Introduction : L'extrait étudié intitulé la ville est tiré du recueil image à crusoé Saint-John Perse. Ici l'auteur imagine Robinson Crusoé, après son retour à la civilisation, méditant sur son séjour solitaire sur l'île. L'auteur nous présente à travers les souvenirs du personnage l'environnement dans lequel celui-ci à vécu. Lors de la lecture rapidement l'œuvre présente un certain intérêt sociologique, la confrontation de l'homme à un environnement vierge, privé de toute intervention humaine. Mais au-delà de ça il permet aussi d'éveiller la curiosité du lecteur, l'imaginaire, et en quelques sortes rapprocher le lecteur de la nature et en saisir toutes ses dimensions et ceux de manière assez poétique. On observera cela par la description précise qui est faite de la nature dans cet extrait. Afin de montrer la richesse de ce texte, la première partie abordera l'idée de communion avec la nature, et sensibilisera le lecteur sur une comparaison avec la vie en ville. Et dans une seconde partie sera mit en exergue la poésie derrière les allusions cosmiques, spatiale avec une certaine idée de genèse.
Communion avec la nature
Premièrement, ce qui frappe immédiatement le lecteur c'est la richesse des mots, sens, signifiant la nature, l'environnement naturel. En effet, dès le départ on retrouve un champ lexical de la nature très abondant. De la ligne 7 à 8 on retrouve par exemple différents termes tel que : oiseau, insectes, criques, ou encore de la ligne 11 à 12 : Les palétuviers, poissons, vases. Il est donc évident que la nature est omniprésente dans cet extrait. La question qui se pose alors est pourquoi tant de référence à la nature ? Pour répondre à cette question il est important de noter que Robinson Crusoé à échouer sur une île déserte. Il n'y est pas de son plein gré et qui plus est seul face à un environnement d'abord complètement inconnu, mais aussi complètement différent de ce que l'homme civilisé connait. Seul, car nous apprenons par exemple à la ligne 23 qu'il n'y a pas même un aboiement de chien qui signifie la présence d'une hutte et donc de la présence d'un homme. De plus la comparaison avec les chauves souris à la ligne 25, Chauves souris qui généralement s'épanouissent là où il n'y pas de présence humaine renforce de l'idée de solitude. C'est donc face à une nature si on peut dire sauvage que doit évoluer notre personnage. D'aucuns diront que nous connaissons la nature, oui mais une nature apprivoisée, domptée et non pas une nature vraiment "naturelle". Robinson Crusoé pour survivre doit donc communier avec la nature est cela n'est pas chose aisée. L'idée de communion est introduite par la personnification à la ligne 5, le soir élément naturel est associé à la couleur de paupière, la paupière étant quant à attribut physique appartenant à l'homme. On attribue donc le soir à la couleur d'une chose concrète provenant d'un être animé. De plus, l'auteur est seul face à la nature en union parfaite dans le sens ou il fait partie de ce tout, de tout l'environnement naturel. Il ressent la nature, la comprends au fur et à mesure du temps par l'observation, mais aussi par le fait de subir l'humidité, les bêtes, la nuit tombée etc. On peut facilement affirmer cela car, la description faite dans cet extrait de la nature est très précise et quelques fois laissé penser le regard d'un expert. Par exemple ligne 6 : " Tous est salé, tout est visqueux ..." ou encore la ligne 9 : "l'île s'endort au cirque des eaux vastes, lavée des courants ..." ou enfin la ligne 11-12 : "Sous les palétuviers qui la propagent...veillent". Toutes ces choses, l'homme de la ville ne les connait évidemment pas, seul un contact avec la nature permet de telle observation. La ville qui est tout le contraire de la nature, c'est cette comparaison qu'on retrouve aussi dans cet extrait. La ville est le produit de l'homme de son intervention de la transformation de son l'environnement pour l'adapter à ses besoins. Dans le cas de robinson c'est la nature qui va transformer cet homme et non l'homme qui va transformer la nature. Cet homme doit maintenant s'adapter au lieu de transformer, il n'a en effet pas la force, ni les moyens de recréer un environnement urbain. La nature va faire renaitre chez lui ses instincts premiers.
Deuxièmement, l'auteur exprime à travers cet extrait une certaine sensualité, féminisation poétique de l'île. En effet, à la ligne 1 : "Crusoé ! – ce soir près de... astres solitaires." Le ciel se rapproche de la mer, il lui fait des éloges. A la nuit tombée le ciel devient sombre et semble se confondre avec la mer pour ne faire qu'un. Ici il y'a une certaine idée d'amour entre le ciel et la mer qui se rapproche pour ne faire qu'un. Cette métaphore par l'association de deux mots fait resurgir une idée nouvelle, l'idée de se rapprocher par amour avec l'être aimé. La ligne 5 : "... sur les chemins tissés du ciel et de la mer." Renforce cette idée de rapprochement entre le ciel et la terre, ce qui est tissé est difficilement séparable. De plus, l'auteur insiste sur le calme et la quiétude de l'île. Il est difficile de s'imagine seul sur une île, prit d'entrain alors que tous l'environnement est calme, apaisant. Robinson semble donc emporte par la quiétude de l'île, c'est ce qui ressort de sa méditation. Par exemple, à la ligne 7 : "L'oiseau se berce dans la plume" ou encore à la ligne 9 : "l'île s'endort au cirque des eaux vastes" ligne 14 : "Les criquets sous les feuilles s'appellent doucement" et enfin ligne 21 : "O la couleur des brises circulant sur les eaus calmes". Il est important de préciser que ce grand calme, vient renforcer un sentiment de solitude chez Robinson, face aux bruits silencieux de la nature, silencieux dans le sens ou il provoque l'apaisement, ajouté à cela la vide spatiale par rapport à ce que connaissait Robinson. Il n'existe en effet rien qui rappelle la civilisation Tout cela renforce donc le sentiment de vide, de solitude. Cependant, ce silence développe une écoute plus attentive de l'environnement. A la ligne 1 on apprend que "le silence multipliera l'exclamation des astres solitaires" Cela signifie que la profondeur de la nuit, le silence omniprésent exacerbe les sens de Robinson et les choses qui n'ont pas réellement d'importance qui sont invisibles dans la vie de tous les jours, sont dans l'île beaucoup plus visible. L'homme est beaucoup plus sensible à son environnement, il est beaucoup plus conscient de ce qu'il l'entoure. Cela se prouve par la description très détaillés de son environnement. Ligne 11 : " Sous les palétuviers ... veillent", ligne 1 : "Les vases sont fécondées" Les exemples ne manquent pas. Enfin, il y'a une certaine description de naissance et de développement d'un corps. Le corps étant l'environnement. A la lecture de cet extrait on perçoit cette idée de naissance et de développement notamment à la ligne 6 : "Tous est salé, tous est visqueux et lourd comme la vis des plasmes" L'auteur compare ici l'environnement dans lequel évolue Robinson à du plasmes, c'est-à-dire les fluides vitaux. A la ligne 12 : " les vases sont fécondées", ligne 17 : " vagissement des eaux tournantes et lumineuses" Le vagissement renvoi à l'idée du cri du nouveau né. Et enfin à la ligne 18 : "Le deuil qui point et s'épanouit !"
Pour conclure ce court extrait à deux intérêts, un intérêt sociologique qui décrit la vie de l'homme face à un environnement naturel sauvage, et une comparaison avec la vie en société. Mais aussi par le fait qu'il éveille l'imaginaire de l'homme, des sentiments forts provoqués par la poésie présente dans cet extrait.