Bonjour a tous:)
J'ai une question qui me trotte dans la tête.
Quelles est l'origine du mal?
L'indifférence ou la banalité?
.............définir le mal par la bêtise : la bêtise est un concept philosophique à part entière et proche parent du précédent. Ce concept désigne le défaut de jugement qui relie la théorie à l'expérience, et la persistance de la volonté dans ce défaut.
Pour quelques philosophes (cf. Schopenhauer par exemple), on peut supposer que c'est même la chose du monde la mieux partagée, et que la bêtise serait alors le seul aspect véritablement universel de la nature humaine. En tout temps et en tout lieu, la bêtise cause, aux yeux de tels penseurs pessimistes, d'innombrables maux car, comme le remarque Schopenhauer dans L'Art d'avoir toujours raison, tout homme tend à persister dans ses erreurs, et cette persistance se renforce même lorsque les conséquences deviennent catastrophiques (se rapprochant du déni de réalité). Dans une telle perspective, ce serait donc une structure fondamentale de l'existence humaine. La bêtise est alors une forme d'attachement.
il est possible d'argumenter contre les deux cas précédents, en soulignant qu'ils ne rendent pas compte de la complexité des intentions humaines. En simplifiant ainsi les explications de ce qui cause le mal, on réduit le mal à un accident, à une contingence que l'on ne devrait pas imputer à l'homme, ou, en tout cas, à la pureté de ses intentions. En effet, si nous agissons par ignorance, dans l'illusion de bien faire, ou par un défaut de notre jugement, alors nous sommes nous-mêmes les victimes des imperfections de notre nature. Cela dit, il ne faut pas confondre coupable et responsable : on ne peut donc pas alors tenir l'homme pour coupable du mal qu'il commet, mais il en est tout de même l'acteur. L'homme, en tant que sujet de l'action, ne serait donc pas une cause du mal. La cause serait plutôt l'ignorance etc.
l'homme provoque aussi le mal par volonté de puissance. Son intervention consiste à susciter ou à entreprendre la destruction de l'homme et les régimes tyranniques qui sévirent au XXe siècle illustrent jusqu'à son paroxysme cette expression du mal
Nietzsche soutient que le mal provient non pas des phénomènes, mais de la capacité de l'homme à interpréter les phénomènes. Il écrivait : "Il n'y a pas de phénomènes moraux, mais seulement une interprétation morale des phénomènes" (Par delà bien et mal). Le mal n'existe pas en soi, c'est une projection imaginaire des "faibles" qui n'assument pas le caractère tragique de la réalité et ont besoin de trouver un coupable à punir (généalogie de la morale). Il n'existe pas de bien et de mal, mais du bon et du mauvais, relativement à la perspective de la vie qui cherche toujours à évoluer vers plus de puissance et de joie. Il propose donc après Spinoza de se libérer de la pensée morale, de se situer « par delà l'illusion morale » sur laquelle repose la plupart des religions, et de rechercher intensément et librement ce qui permet à la vie de grandir par une « grande culture » amorale et révolutionnaire qu'il présente comme une réalisation de la « volonté de puissance », (essence de la vie). Pour cela il préconise le développement du « gai savoir » à travers les sciences, les arts et une nouvelle philosophie libérée de la pensée du mal, une pensée libre source des joies supérieures et capable d'assumer que la souffrance fait partie de la vie. « Est bon tout ce qui accroît la puissance. Est mauvais tout ce qui la diminue ». Ainsi la souffrance peut être bonne, et même nécessaire. « Tout ce qui ne me tue pas me fortifie ».
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