[6ème] METHODE = écouter, étudier, retenir... CONSEILS.

Was ist das? What does it mean? Tchin wan chi chow, tien tsaï na li.

Re: [6ème] METHODE = écouter, étudier, retenir... CONSEILS.

Messagepar Maya le 05/12/2011 à 12:29

Ceci a déjà été dit et redit. Mais cent fois sur le métier remettez votre ouvrage!
Courage!

o o o ° ° ° Mais quelles sont les causes des oublis et pertes de mémoire ? ° ° ° o o o


L'hygiène de vie joue un rôle important :

1. manque de sommeil
2. alimentation déséquilibrée
3. pas assez d'exercice physique


Le stress en général.
Il est reconnu qu'une saine tension est nécessaire, mais au delà d'un certain seuil, la pression exercée par le stress vous empêche d'accéder à toutes vos ressources. C'est à se moment que l'on a des trous de mémoire, que l'on oublie ce que l'on voulait faire ou que l'on se retrouve avec un mot sur le bout de la langue.

Voir le topic : "Se libérer du stress" http://www.cyberpapy.com/viewtopic.php?f=18&t=487915

Le manque d'attention et de concentration.
Les troubles de la mémoire sont le plus souvent une conséquence d'un manque de concentration sur les informations à retenir.

Pour bien gérer votre mémoire vous devez porter votre attention sur les 3 étapes du processus :

1. emmagasiner les informations à retenir (donc être attentif),
2. les stocker
3. puis les restituer.


Au cours de la première phase il est primordial d'être attentif. Et pour éveiller et conserver l'attention, il suffit de s'intérresser à son sujet.
Comme le dit André Muller dans "La technique du succès" : "Neuf fois sur dix, celui qui se plaint de manquer de mémoire ne s'intérresse pas réellement à ce qu'il s'efforce de retenir. Alors qu'il devrait constater qu'il retient sans effort d'autres données auquelles au contraire il s'intéresse."

La phase de stockage des informations fait référence à ce que vous savez déjà sur le sujet de votre étude. Les nouvelles informations viennent en quelque sorte "compléter le tableau" que vous avez déjà en tête sur un sujet donné.

Enfin, pour restituer vous pouvez justement chercher un fil d'Ariane : à partir d'informations plus anciennes et bien connues sur le même sujet, vous allez dérouler le panorama de vos connaissances et retrouver l'information recherchée.

Le simple fait de prendre conscience des trois étapes du fonctionement de votre mémoire, vous permettra déjà de l'améliorer sensiblement.

Ensuite en fonction du type d'informations à retenir vous pouvez puiser dans les techniques éprouvées : il existe tout un jeu de méthodes pour retenir les chiffres, les visages et les noms, pour apprendre des textes, etc...


En résumé :
Portez un regard critique sur votre hygiène de vie et voyez où le bât blesse: dormez plus, apprenez à vous relaxer, travaillez votre attention et votre implication pour éveiller votre intérêt...

    Ne forcez pas votre mémoire : apprivoisez-la !

(Internet)
"On ne force pas la curiosité, on l'éveille."
D. Pennac
Avatar de l’utilisateur
Maya
hyper actif
 
Messages: 2578
Inscrit le: 23/09/2008 à 20:00
profil: Cyberpapy

Re: [6ème] METHODE = écouter, étudier, retenir... CONSEILS.

Messagepar Maya le 09/12/2011 à 17:59

Ceci aussi a été dit mais formulés d'une autre façon, ces conseils pourront peut-être mieux vous aider.


o o o ° ° ° Savoir conserver sa concentration ° ° ° o o o


SAVOIR SE CONCENTRER

Les difficultés liées à la concentration touchent beaucoup d’apprenants qui, bien qu’ayant la volonté de travailler, n’y arrivent pas. L’objectif de cet exposé est donc de fournir quelques pistes permettant de savoir se concentrer.



CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR

La concentration est le point de départ de nombreuses aptitudes nécessaires à l’apprentissage. Elle détermine, par exemple, l’aptitude à recevoir ou à saisir l’information (écouter, lire, prendre notes, faire un tableau…); elle détermine aussi la compréhension (analyser, synthétiser) ; la faculté d’assimilation et de mémorisation, ainsi que la faculté de restitution d l’information mémorisée.

=== > > > Il existe donc un rapport entre ses capacités intellectuelles et ses facultés de concentration. De nombreux échecs trouvent leur cause dans une défaillance de ce domaine.




1. LE BARRAGE DU CERVEAU PRIMITIF

La volonté ne détermine pas toujours l’attention et l’action. Essayez, par exemple, de marcher sur une poutre placée à quatre mètres de hauteur, même si vous le voulez vraiment, vous n’y parvenez pas d’emblée. Or, si cette poutre se trouve à même le sol, vous n’aurez aucun problème pour marcher dessus. Comment expliquer cela ?
Notre cerveau primitif, (nous l’avons déjà vu) fait barrage, de manière générale, à toutes les informations, sauf celles qu’il connaît déjà. Il sélectionne celles qu’il connaît déjà, celles qui correspondent au schéma qu’il a déjà enregistré. Si le souvenir est plaisant, il recherche l’information, sinon, il la rejette.

Notre cerveau supérieur, qui correspond à la volonté, peut demande certaines informations ; cependant, il doit passer par le cerveau primitif : si l’expérience est désagréable, le cerveau primitif refuse. Ainsi s’explique l’impossibilité de marcher sur la poutre placée en hauteur, parce qu’on craint de tomber et de se blesser.

Ce qu’il faut donc, dans ce cas, c’est d’associer aux informations que l’on désire mémoriser, des idées positives et plaisantes, afin que le cerveau primitif lève le blocage et que la motivation et l’attention se créent pour agir.

Ainsi, l’individu qui maîtrise son cerveau primitif agit sans forcer, mais avec plaisir ; il a alors le sentiment de plénitude, d’autonomie et de liberté créatrice. Il réussit ce qu’il entreprend et renforce le sentiment positif qu’il a de lui. Par contre, une volonté due uniquement au cerveau supérieur fait naître des conflits, des tensions mentales, des frustrations et des refoulements.




2. COMMENT SE METTRE AU TRAVAIL

Dans une tâche à faire, le plus difficile est de commencer. Lorsque celle-ci est entamée, elle s’achève ensuite dans la foulée. Ne soyez donc pas effrayés par les difficultés de départ ; mais sachez vaincre votre inertie. Ainsi dès que vous vous êtes assis pour travailler, commencez ce travail dans les 30 secondes qui suivent.

a. Garder le but en tête

Vous avez votre objectif d’ensemble et éventuellement vos objectifs secondaires. Vous savez donc où vous allez. Avoir votre plan dans la tête vous permet de vous représenter continuellement les images de l’avenir. Cet intérêt vous permet d’être confiants en vous. C’est comme cela que vous pourrez aimer ce que vous faites et sans faire trop d’efforts.

b. Se stimuler avant d’agir

Vous pouvez le faire par auto-suggestion, c’est-à-dire en vous faisant répéter des paroles positives et valorisantes pour vous convaincre de l’action et pour vous adapter à votre but.

Vous pouvez aussi y arriver en vous donnant des représentations mentales. Vous pouvez alors penser à une personne que vous désirez imiter ou imaginer l’avenir tel que vous le souhaiter et que vous voulez construire. Pensez à ce qui peut vous donner de la confiance.

Vous pouvez également vous placer en état de compétition, prêt à relever un certain défi. Ecouter un morceau de musique peut aussi stimuler.

c. Chasser toute idée négative

Chaque personne a connu des situations désagréables. Mais certaines sont plus affectées que d’autres. Cependant, il ne s’agit plus d’y penser ni de les entretenir. Vous êtes dans le présent, et le passé est derrière ; le futur est devant vous. Ne permettez pas à votre cerveau primitif de vous bloquer. Osez faire votre travail et n’ayez en tête que le côté positif de votre action et le résultat à obtenir.

d. Agir tout de suite

Le démarrage est difficile. Vous pouvez vous donner une sorte de récompense après une tâche donnée. Dès que vous êtes installé pour travailler, commencez ce travail immédiatement. Commencez à lire ce que vous avez à lire. Plus vous attendez, plus le démarrage est pénible. Vous pouvez débuter par un petit travail, réalisable en un temps court. Pour cela, vous devez vous chronométrer, ce sera pour vous une contrainte en temps. Avancez ainsi rapidement en vous donnant à chaque fois, une étape supplémentaire à franchir.




3. COMMENT TRAVAILLER AVEC ATTENTION ?

a. Des conditions pour agir efficacement

Évitez de gaspiller votre énergie. Pour cela, allez à l’essentiel et concentrez-vous sur une seule tâche à effectuer ; ne la quittez pas avant de l’avoir terminée.
Eliminez tout ce qui peut vous distraire et évitez tout dérangement.
Vous pouvez aussi éviter ceux qui s’agitent inutilement ou qui parlent sans agir. Isolez-vous alors physiquement et faites respecter votre décision.

b. Etre conscient de la tâche à effectuer

Pour mieux apprendre, il faut être en état d’éveil total. Cela veut dire que vous devez être conscient de vous-mêmes et aussi de votre environnement. Vous écoutez au lieu d’entendre et vous lisez au lieu de voir. Et votre attitude doit être critique, comparative, interrogative à l’égard des idées proposées. Selon la situation, votre esprit devra être analytique ou synthétique. Observez les détails, à savoir les mots-clés, les grands axes, les articulations, être conscient de ce qu’on fait, c’est aussi travailler avec une écriture soignée, traiter les données avec méthode. C’est aussi se dire que vous serez évalués et que vous désirez obtenir de bons résultats.

c. S’exercer à l’attention

Considérez vos leçons comme des jeux à faire. Effectuez alors des exercices d’observations pour voir votre pouvoir d’attention. Pour cela, lorsque vous avez une leçon à apprendre, repérez bien dans votre cahier sa structure (titres, sous-titres…). Après avoir visualisé ces structures, essayez de les reproduire au brouillon. Votre objectif, c’est de pouvoir retenir plus d’éléments possibles. Au fur et à mesure de vos progrès, éloignez la vérification dans le temps pour vous souvenir de plus en plus longuement.

Vous pouvez procéder de la même manière pour les tableaux, les définitions, les idées-clés, les schémas, les formules, les démonstrations…

En cours, essayez de repérer les articulations de la leçon pendant son déroulement.



4. CONSERVER SA CONCENTRATION

a. Si vous avez une fatigue passagère

Vous pouvez prendre une pause de cinq à dix minutestoutes les heures ou toutes les 1h30. Vous pouvez aussi changer d’activités ou alterner les théories avec les pratiques. Préparez vos tâches à l’avance et n’oubliez pas de vous récompenser si l’objectif est atteint. Boire un verre d’eau, prendre un fruit, marcher, changer de position permettent de conserver sa concentration.

b. Et si la fatigue se prolonge ?

Malgré votre désir de travailler et malgré avoir tenté plusieurs fois, vous n’arrivez pas à mobiliser votre volonté, voyez si vous n’êtes pas vraiment fatigués. Relaxez-vous et prenez du repos. Repensez aussi votre équilibre en considérant votre alimentation, votre sommeil et en vous donnant des idées positives. Ensuite, repartez le plus vite possible sur de bonnes bases.





N’OUBLIEZ PAS CE QUI SUIT

« Une bonne motivation et un esprit positif vous permettent de passer à l’action facilement et d’agir rapidement sans effort, mais avec aisance ».

« Appuyez-vous sur de bonnes habitudes de travail. la répétition régulière de l’effort peut soulager votre volonté et favoriser votre concentration ».



(Afrikablog)


Nous sommes riches de nos différences. Il nous suffit de les partager.
Maya


    Image
"On ne force pas la curiosité, on l'éveille."
D. Pennac
Avatar de l’utilisateur
Maya
hyper actif
 
Messages: 2578
Inscrit le: 23/09/2008 à 20:00
profil: Cyberpapy

Re: [6ème] METHODE = écouter, étudier, retenir... CONSEILS.

Messagepar Maya le 21/12/2011 à 19:56

Image



    o o o ° ° ° Peut-on s'ennuyer pendant les vacances? ° ° ° o o o


    Enfants et Ados, la réponse est O U I !




Le temps des vacances pour les enfants entre activités et farniente.


Les vacances sont parfois synonymes d’ennui pour les enfants. Un ennui qui peut aussi être bénéfique pour le bon développement de l’enfant.

Les vacances des enfants ne doivent pas nécessairement être ponctuées de mille et une activités, un peu de repos est nécessaire pour les enfants.




Si les vacances pour les parents sont souvent associées au repos, au farniente, les vacances pour les enfants sont souvent synonymes d’activités diverses et variées, de séjours, de devoirs de vacances…


Les vacances des enfants doivent aussi leur permettre de se poser, de ne RIEN faire.



Que disent les spécialistes ?


Des journées paisibles, sans obligations précises, sans horaires stricts sont aussi bénéfiques et nécessaires pour les enfants.

Des études de psychothérapie ont montré que les enfants avaient besoin de s’ennuyer, de ne rien faire et, en ce sens, les parents sont vivement invités à laisser du temps libre à leurs enfants.

Un temps libre dans le sens où l’enfant n’a rien de prévu, aucune activité planifiée, pas d’horaire à respecter…

Cette période de calme permet aux enfants de se connaître, de vivre de manière plus naturelle par rapport au temps.
Le fait de ne pas être occupé du matin au soir comme c’est le cas tout au long de l’année avec l’école, le sport, les cours et les devoirs est capital pour l’enfant.

Ainsi, laisser les enfants s’ennuyer un peu c’est leur permettre de bien grandir !


    Un enfant a besoin d’être inactif pour laisser courir son imagination, s’inventer des histoires de Chevalier ou autre.

    Or l’imagination de nos enfants est trop souvent freinée par des loisirs « prêts à consommer » qu’on leur propose.



Laissons le temps à nos enfants de s’ennuyer, de penser, de réfléchir, ou tout simplement de ne rien faire afin de percevoir le temps autrement et de décompresser du rythme de vie effréné imposé tout au long de l’année.



Un programme qui peut certes être mis en place pour une certaine durée mais ne doit pas occuper toutes les vacances de l’enfant…

Parents, si votre enfant vous demande : « Je sais pas quoi faire, je m’ennuie », ne culpabilisez pas… bien au contraire !
L’essentiel étant de savoir doser entre le manque total d’activités, de loisirs et de divertissements et un planning trop chargé…

Bonnes vacances !


(Sources : Enfants-Ados, 2007)
"On ne force pas la curiosité, on l'éveille."
D. Pennac
Avatar de l’utilisateur
Maya
hyper actif
 
Messages: 2578
Inscrit le: 23/09/2008 à 20:00
profil: Cyberpapy

Re: [6ème] METHODE = écouter, étudier, retenir... CONSEILS.

Messagepar Maya le 05/01/2012 à 12:39

Vous êtes rentrés?

Au travail! Avec de la motivation et de l'organisation, tout ira bien.

Très heureuse année aux petits comme aux grands!


* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

    o o o ° ° ° Pourquoi étudier ? ° ° ° o o o


Philippe DEMBOUR



En période de blocus ( = période qui précède les examens pour les étudiants), autant rappeler que réussir ne requiert pas une intelligence supérieure mais bien des qualités humaines comme le courage, la persévérance, la discipline, la volonté...


Une rhétoricienne ( = élève de Terminale) généreuse et enthousiaste se désolait l'autre jour de ce qu'ayant envoyé de nombreuses lettres dans des pays du tiers-monde en vue de proposer ses services pendant ses vacances, elle ne reçut qu'une seule réponse, négative. Celle-ci lui décrivait leurs besoins de façon un peu brutale : non des bonnes volontés mais des têtes bien faites susceptibles de les aider à progresser. Dans ces contrées, la main-d'oeuvre est généralement surabondante. Ils souhaitaient dès lors des personnes dotées de compétences techniques (ingénieurs, enseignants, personnel soignant...). Cette réponse lui ouvrit les yeux et elle y puisa une nouvelle motivation pour poursuivre ses études et remettre son projet à plus tard.

Quelque temps plus tard, un jeune d'une famille fragilisée m'adressa cette question : "Pourquoi faire des efforts pour étudier ? De toute façon, je ne trouverai pas de travail plus tard !" Ce qui est sûr, c'est que si un diplôme ne donne pas l'assurance d'un métier, l'absence de tout diplôme renforce la probabilité de l'oisiveté professionnelle.

La poursuite des études devrait dès lors constituer un des objectifs principaux de nos adolescents. Dans cette quête du diplôme, il ne faut pas négliger les filières techniques lorsque celles-ci correspondent aux talents et aux désirs du jeune. Nombre de ceux-ci, échouant dans les filières dites "intellectuelles", vont grossir les rangs des frustrés de la vie alors qu'ils auraient excellé de leurs "mains". Un certain mépris ambiant pour ce qui n'est pas "oeuvre de l'esprit" ainsi qu'un certain rejet des travaux plus exigeants sur le plan physique, les auront éloignés parfois définitivement du marché de l'emploi. Alors que la fierté d'un métier et le sentiment de se rendre utiles leur auraient permis d'envisager la vie tout autrement ! Il est heureux que tout le monde ne soit pas destiné à devenir professeur de philosophie et quand on voit l'épanouissement de certains hommes de l'art maîtrisant parfaitement leurs techniques, on peut regretter que de nombreux jeunes ne se lancent pas dans une voie, certes exigeante, mais offrant des débouchés incontestables.

Les étudiants se plaignent parfois du peu d'intérêt que présente une matière donnée : "Pourquoi étudier le mode de reproduction des limaces ? De toute façon, cela ne me servira jamais plus tard !" Ce qu'ils ne perçoivent pas toujours, c'est que l'apprentissage sert souvent une double finalité : le savoir et l'ouverture de l'esprit à des connaissances générales, d'un côté, mais aussi l'aiguisement de la volonté, de la mémoire, du sens de l'effort... d'un autre côté. Oserait-on ajouter une troisième dimension : celle du plaisir qui transcende l'utilité immédiate ? Qui n'a jamais éprouvé de la satisfaction devant un texte latin révélant enfin son mystère à l'étudiant chargé de le percer ?

L'instruction poursuit donc plusieurs fins. Elle offre en premier lieu l'apprentissage de la connaissance et de la réflexion. N'aurions-nous pas tendance à affirmer que celui qui a appris à apprendre ne s'ennuiera jamais? Par ailleurs, nous sommes imperceptiblement changés par ce que nous apprenons : nos réactions, nos idées, nos attitudes sont affinées par le fruit de nos lectures, de nos expériences et de nos apprentissages. Nous ne nous souvenons pas toujours de ce que nous avons appris mais nous ne serions pas le même homme si nous n'avions pas pu bénéficier des efforts de nos professeurs. L'individu qui a eu la chance d'avoir une formation solide réagira probablement différemment à une question délicate : s'il ne connaît pas immédiatement la réponse, il connaîtra probablement l'endroit où il pourra la trouver ou la personne susceptible de lui donner des indications. Pressentant le caractère sophistiqué de la question, il apportera beaucoup de nuance et de prudence et évitera de répondre de façon rigide, catégorique et définitive. L'enseignement permet ainsi d'aiguiser le jugement et de prendre des décisions plus réfléchies.

La quête du diplôme nourrit aussi d'autres préoccupations que le savoir. Elle répond notamment à la nécessité de se prouver à soi-même ainsi qu'aux autres la maîtrise d'aptitudes humaines fondamentales. Nombreuses sont les filières, même au niveau universitaire, qui ne nécessitent pas une intelligence supérieure pour réussir. La réussite requiert toutefois des qualités humaines évidentes comme le courage, la persévérance, la discipline, la volonté... Certains échouent, plus par l'absence de telles vertus que par inintelligence. Aux yeux du futur employeur, le diplômé est non pas tellement celui qui a pu amonceler un stock de connaissances mais celui qui par sa volonté a réussi à atteindre le but qu'il s'était fixé ! Or cette disposition peut être plus utile dans l'existence qu'une intelligence supérieure. Alors que celle-ci est généralement donnée par la nature, celle-là peut s'acquérir par le travail et l'effort.

En général, l'homme instruit parviendra aussi plus aisément à contenir son émotivité. Il lui sera plus facile de ne pas se laisser submerger par ses émotions et de trouver le juste équilibre entre l'usage de l'esprit et le trouble de ses émois. Il aura appris l'art de mesurer ses gestes et son langage. S'il est difficile d'entretenir des relations humaines avec un monstre froid ne laissant jamais rien transparaître de ses sentiments, il n'est guère plus aisé d'affronter les ondulations tumultueuses d'une émotivité impétueuse.

La formation de l'esprit permet également d'amender notre communication en améliorant nos capacités d'expression orale et écrite. Or, de nombreuses sources de conflits et de malentendus ne se trouvent-elles pas dans une communication déficiente ? Il semblerait aussi que le fait de pouvoir communiquer efficacement et agréablement avec les autres soit un facteur favorisant le sentiment de bien-être. La relation existe probablement dans les deux sens : se sentir bien facilite les relations sociales et des relations sociales harmonieuses servent le bien-être !

Faut-il y trouver l'explication du phénomène mis en lumière par certains chercheurs, suivant lequel la satisfaction vis-à-vis de la vie (le "score du bonheur") serait positivement liée à la hauteur du diplôme ? La corrélation pourrait toutefois trouver son origine dans d'autres éléments : la qualification donne généralement une confiance en soi plus affirmée, une situation financière plus aisée, une aptitude plus affinée à relativiser les choses ou à s'extirper d'une situation délicate...

Ceci dit, la réussite scolaire ne signifie pas nécessairement l'assurance de succès professionnels. Les facultés intellectuelles permettant la réussite dans les études ne sont pas toujours celles qui assurent les bonnes performances sur le plan professionnel. Celles-ci nécessitent plusieurs aptitudes qui ne sont pas enseignées à l'école : la capacité de résister au stress, de faire preuve de créativité, de traiter plusieurs problèmes en même temps, de communiquer avec ses collègues et de les enthousiasmer... De nombreux autodidactes, courageux et volontaires, sont à l'origine de la création d'entreprises.

Une des nombreuses fractures dont souffre notre société et qui n'épouse pas nécessairement les contours des clivages socio-économiques traditionnels réside dans cette répartition imparfaite de la faculté des parents à inculquer à leurs enfants ce sens de l'effort. Ceci n'implique pas nécessairement de faire de grandes choses mais d'exceller dans les domaines où nos talents et compétences nous portent.

Il nous semblait utile de renforcer la motivation de nos jeunes étudiants en leur rappelant quelques bienfaits liés à l'étude et à l'art de dompter la difficulté.

L'effort... fait les forts !

Bon courage à tous !


(Sources : journal La Libre, 2008)


* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * ** * * * * * * * *
"On ne force pas la curiosité, on l'éveille."
D. Pennac
Avatar de l’utilisateur
Maya
hyper actif
 
Messages: 2578
Inscrit le: 23/09/2008 à 20:00
profil: Cyberpapy

Re: [6ème] METHODE = écouter, étudier, retenir... CONSEILS.

Messagepar Maya le 12/01/2012 à 13:02

    "Quoi que tu fasses,

    fais-le surtout pour toi-même

    et avec toute ton énergie."


    Rick De Leeuw




Quand arrive le moment des choix, suivre son rêve et y mettre tout son coeur, n'est-ce pas prendre la bonne voie?

Faire quelque chose que vous n'aimerez pas, dans un bureau (ou autre...) que vous n'aimerez pas ne vous rendra pas heureux.




    “ Le futur appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves."


    Eleanor Roosevelt
"On ne force pas la curiosité, on l'éveille."
D. Pennac
Avatar de l’utilisateur
Maya
hyper actif
 
Messages: 2578
Inscrit le: 23/09/2008 à 20:00
profil: Cyberpapy

Re: [6ème] METHODE = écouter, étudier, retenir... CONSEILS.

Messagepar Maya le 20/01/2012 à 12:11

Nous en avons déjà parlé.
Revoyons ce sujet différemment...


o o o ° ° ° Comment faire ses devoirs rapidement ? (conseils , astuces , guide pratique) ° ° ° o o o


    Quelques conseils pour les devoirs sont parfois les bienvenus.


===> Comment être plus rapide face aux devoirs scolaires de tous les jours ?
===> Quelles techniques employer pour s'améliorer efficacement ?

    Cet article vous propose quelques éléments de réponse à ce sujet.



Article par Debien T - Édité par Wikio



Travailler efficacement et réaliser ces devoirs rapidement ne sont pas des notions incompatibles.

Cependant, faire les devoirs scolaires de cette manière demande une méthode rigoureuse.

De 30 minutes à parfois 2-3 heures peuvent être nécessaires pour faire ses devoirs, selon la complexité des études, le niveau scolaire, et les capacités individuelles de chacun.

    Voici un panel de conseils que vous pouvez appliquer :

    •Réalisez vos devoirs sur un plan de travail soigneux et rangé.

    •Commencer par les matières où vous avez le plus de difficultés.

    •Relisez consciencieusement les consignes des exercices.

    •Classifiez (pochettes, classeurs, cahiers, etc.) avec précision vos différentes matières.

    •Lisez vos leçons et écrivez vos analyses, c'est souvent la clé de la réussite.

    •N'hésitez pas à demander de l'aide à vos proches et à vos professeurs.



Trucs et astuces pour faire ses devoirs



Tout d'abord, pensez à souffler lorsque vous rentrez de l'école, du collège, du lycée ou encore plus loin de l'Université. Prenez du temps pour vous reposer, vous décontracter, pensez à autre chose. N'attaquez pas tout de suite vos problèmes de mathématiques à peine rentré chez vous.


Soyez positif et à l'écoute de vos professeurs, faire rapidement ses devoirs passe par une attitude générale de réussite malgré les contraintes et les efforts à fournir.


De nombreuses sociétés privées proposent maintenant des services à la personne, notamment l'aide au devoir ou encore le soutien scolaire. Ces options peuvent retenir l'attention des parents qui songent à faire accompagner leurs enfants par des professionnels.



Faire faire ses devoirs par quelqu'un d'autre est contre-productif. Cela peut vous permettre de vous sortir d'un mauvais pas, même de gagner du temps, mais ne vous apportera pas la pédagogie attendu de l'exercice. À long terme, cette logique ne vous servira en rien.

À proprement parler, il n'existe pas de miracles, faire ses devoirs rapidement varie d'une personne à l'autre.

Se tenir au courant de l'actualité en lisant les journaux notamment, relire ses leçons avant de se coucher est une technique d'apprentissage qui a également fait ses preuves.

Mais tenez-le pour dit, la patience et la volonté sont les maîtres clés pour réaliser convenablement ses devoirs.

Être motivé à comprendre et assimiler une matière vous sera utile le jour de l'examen mais également plus tard.

La notion de rapidité peut exister à la seule condition que le travail ne soit pas bâclé, car à ce niveau, autant ne rien faire!

(Sources : TF1)


* * * * * * * * * * * * * * *


Petites notes personnelles :

Commencez par écouter en classe, vous gagnerez beaucoup de temps le soir! Je sais, ce n'est pas au goût du jour et pourtant... L'union fait la force : à vous et à vos copains d'être créatifs en ce domaine. Vous n'y trouverez que des avantages. Bonne chance!


Souffler en rentrant de l'école, ce n'est pas s'écrouler devant la télé ou l'écran de son PC pour se connecter avec les copains. On vous conseille de vraiment vous détendre et de penser à VOUS, tout simplement. Mangez, buvez un verre (d'eau!...), écoutez de la musique, bavardez avec vos proches (mais si, ils s'intéressent à vous!)... Zen.


Le soutien scolaire! Ici c'est gratuit et on y accueille même les petits. Je le rappelle parce qu'on ne les lit plus beaucoup cette année, les jeunes collégiens et leurs parents non plus. Et que dire des élèves du primaire? Disparus!

Courage pour la suite de l'année scolaire!

Ensemble... c'est mieux!


Maya
"On ne force pas la curiosité, on l'éveille."
D. Pennac
Avatar de l’utilisateur
Maya
hyper actif
 
Messages: 2578
Inscrit le: 23/09/2008 à 20:00
profil: Cyberpapy

Re: [6ème] METHODE = écouter, étudier, retenir... CONSEILS.

Messagepar Maya le 02/02/2012 à 12:09

Nous disions donc qu'écouter en classe était la première étape vers le succès. Etre attentif à ce que dit le professeur facilite l'apprentissage puisque vous vous imprégnez déjà de ce que vous devrez connaître plus tard. Encore faut-il que la matière soit passionnante ou que votre professeur vous la rende telle. Encore faut-il que vous vous rendiez tellement intéressants que votre professeur ait l'occasion de vous prouver que cette matière vaut vraiment la peine d'être apprise.

Mettez-vous à sa place!


J'aurais bien aimé que certains d'entre vous viennent parler de leurs expériences positives en la matière mais non... Alors j'ai cherché sur le net. Et j'ai trouvé ce que je vous répète toujours, je sais!



    o o o ° ° ° J’arrête pas de parler en classe… ° ° ° o o o


Tu as du temps à perdre? C’est dommage, parce qu’une leçon écoutée est à moitié sue. En parlant pendant les cours, tu as le double de boulot en rentrant chez toi le soir!

C’est chouette de parler! Tu as des tas de choses à raconter à ton voisin, et c’est très bien. Mais franchement avoue que souvent ça n’a pas un intérêt capital. Rien qui ne puisse pas attendre une petite heure, en tout cas.

Au fait, tu te demandes peut-être pourquoi c’est important d’écouter le prof et d’apprendre? Parce qu’ensuite on peut faire des choix: sélectionner un métier qui nous plaît, refuser les choses parce qu’on a les arguments pour dire non…

Tu vois, ça n’a l’air de rien, mais c’est drôlement important d’écouter en classe. Mais si tu ne peux pas t’empêcher de parler pendant les cours, c’est peut-être que tu as du mal à supporter le silence. Il y a quelque chose qui te tracasse en ce moment? Tu as besoin de t’étourdir en parlant tout le temps? Ce n’est pas une façon de faire disparaître les problèmes…

A toi de jouer!

Assieds-toi à côté de quelqu’un qui te plaît moins et avec qui tu n’as pas forcément envie de discuter tout le temps.

S’il s’agit d’annoncer « Machine fait une boum », en une minute, tu l’as dit! Pour récapituler la liste de ceux qui sont invités, attends l’heure de la récré…

Si tu as des soucis, parles-en à un adulte de confiance. Ne te transforme pas en un moulin à paroles pour éviter d’y penser.





    La règle d’or :

    Pour apprendre, il faut entendre.





(Sources : Lire et écrire)

- - - - - - - -

Je sais, on ne dit plus une boum ;o)
"On ne force pas la curiosité, on l'éveille."
D. Pennac
Avatar de l’utilisateur
Maya
hyper actif
 
Messages: 2578
Inscrit le: 23/09/2008 à 20:00
profil: Cyberpapy

Re: [6ème] METHODE = écouter, étudier, retenir... CONSEILS.

Messagepar Luss le 06/02/2012 à 21:28

Bonjour,

Je viens de lire toute la discussion, je n'ai pas trouvé de réponse à mon problème.
J'ai un rapport de stage à réaliser, je n'arrive pas à me mettre dedans car pour moi ce qui est demandé ne me parait pas réalisable. Je n'ai pas du tout confiance en moi, je me trouve nul et mes camarades de classes n'ont aucune difficultés je me sens encore plus rabaissé. Bref, chaque fois que j'ouvre mon rapport je baisse les bras aussi tôt car je trouve l'objectif bien trop haut pour moi. Pouvez-vous m'aidez ?
Luss
actif
 
Messages: 52
Inscrit le: 01/10/2008 à 13:38
profil: Elève

Re: [6ème] METHODE = écouter, étudier, retenir... CONSEILS.

Messagepar Maya le 07/02/2012 à 12:19

Bonjour Luss,
J'avais vu ta demande qui est en deuxième page du Forum Exposé en ce moment. Je ne peux rien pour toi. Je ne connais pas ce sujet. Tu as eu des réponses. Sois réactive, dialogue avec les personnes qui t'aident. Cela fera remonter ton sujet.
En ce qui concerne ton manque de confiance en toi, on peut en parler. Mais là où je t'arrête c'est quand tu dis que les autres n'ont aucune difficulté. Où es-tu allée chercher cela? Regarde autour de toi.
Nous sommes là pour t'aider. Le meilleur moyen pour être aidée efficacement sur Cyberpapy, c'est de nous expliquer précisément ce que tu attends de nous. Dis-nous quelle classe tu fréquentes. "Enseignement supérieur", c'est si vague!!! Donne-nous le titre précis de ton travail. Les directives données par ton professeur. Les difficultés que tu éprouves... Tu verras, du choc des idées jaillira la lumière. Si si! ;o)
Il y a quelques années, les élèves avaient l'habitude de noter comme titre de leur demande : "Je suis nul." Sans doute pensaient-ils que nous aurions pitié d'eux, ce qui était tout le contraire... parce que personne n'est nul. Chacun a ses capacités. Tu as les tiennes. Fais-les briller. Arrête de te comparer aux autres. Cela ne te mènera à rien.
Fais remonter ton sujet. Un petit effort. Je suis certaine que l'on t'aidera.
Courage!
"On ne force pas la curiosité, on l'éveille."
D. Pennac
Avatar de l’utilisateur
Maya
hyper actif
 
Messages: 2578
Inscrit le: 23/09/2008 à 20:00
profil: Cyberpapy

Re: [6ème] METHODE = écouter, étudier, retenir... CONSEILS.

Messagepar Maya le 07/02/2012 à 12:37

    o o o ° ° ° Réussite scolaire et estime de soi ° ° ° o o o

Benoît Galand


Comment développer, cultiver et même restaurer la confiance en soi, facteur-clé de la réussite scolaire ?


Il existe pour cela de nombreuses petites techniques pédagogiques ou relationnelles, peu coûteuses, dont l’efficacité est attestée par de nombreuses expériences en psychologie sociale.
Peut-on voir dans les échecs scolaires le reflet d’une faible estime de soi ? Spontanément, la plupart des gens répondront par l’affirmative à cette question. Les recherches en éducation apportent néanmoins une réponse plus mitigée tant l’estime de soi apparaît comme une notion complexe. Certes, un élève ayant une très faible estime de lui-même risque fort de ne pas trouver l’énergie pour s’engager dans son travail scolaire. Cependant, la plupart des élèves, même ceux en difficultés d’apprentissage, ont une estime d’eux-mêmes relativement positive, de sorte qu’il est difficile d’expliquer un grand nombre d’échecs par une faible estime de soi. Les chercheurs se sont donc intéressés à un élément plus spécifique – et plus flexible – pour expliquer les résultats scolaires des élèves : la confiance en ses capacités d’apprentissage.




Quand la confiance invite à la performance


Sous des appellations variées, la plupart des conceptions actuelles de la motivation partagent l’idée selon laquelle la confiance en nos capacités à agir efficacement joue un rôle crucial dans notre engagement et nos performances. Mais surtout, les recherches indiquent que cette confiance peut varier d’un domaine à l’autre, ainsi que d’une matière scolaire à l’autre. Tout comme je peux me sentir très à l’aise avec des instruments de musique mais maladroit sur un terrain de basket, je peux me sentir très compétent en français mais peu brillant en mathématiques. Et ceci n’est pas sans conséquences. Ainsi, les élèves qui ont confiance en leurs capacités dans une matière choisissent de préférence des activités présentant pour eux un défi et leur donnant l’occasion de développer leurs habiletés (plutôt que de s’engager dans des tâches faciles qu’ils sont assurés de réussir). En général, ils se fixent des objectifs d’apprentissage plus élevés, cherchent davantage à comprendre en profondeur et à donner du sens à ce qu’ils étudient, gèrent mieux leur temps de travail, se laissent moins distraire de leurs objectifs et persévèrent plus face à des difficultés. Ils dominent également mieux stress et anxiété, et aboutissent finalement souvent à de meilleures performances. Inversement, les élèves ont tendance à se désintéresser des activités dans lesquelles ils se sentent peu efficaces, ce qui peut avoir des répercussions sur leurs choix d’études. Cette manière de faire leur permet de conserver une bonne estime d’eux-mêmes, mais peut conduire certains jeunes à se désinvestir de leur scolarité, avec les conséquences négatives que cela peut avoir pour leur avenir.
Soulignons que les conséquences positives d’une bonne confiance en soi ne se vérifient pas dans tous les cas. Il faut que le résultat à atteindre dépende au moins en partie de l’action de l’élève. Dans un environnement où le résultat est distribué « à la tête du client » ou sur une base discriminatoire, la confiance en ses capacités ne joue plus un grand rôle. Il en est de même dans un environnement non stimulant, où l’élève est certain d’obtenir un bon résultat en ne faisant quasiment rien. Enfin, même avec une confiance en soi élevée, un apprenant peut décider de ne pas s’investir dans une tâche qu’il estime sans intérêt, inutile ou absurde. Motivation et apprentissage sont des phénomènes dépendant de multiples facteurs et la confiance en ses capacités n’est bien entendu pas le seul en jeu.




Comment restaurer la confiance ?


Il n’empêche, la relation entre confiance et performance est bien établie chez des élèves de tous âges, même si elle reste d’amplitude modérée. Les recherches montrent clairement que la réussite d’un élève ne dépend pas seulement de ses compétences « objectives », mais également de sa confiance en ses capacités d’apprentissage. Des élèves ayant des compétences cognitives supérieures à la moyenne peuvent donc avoir peu confiance en eux, avec toutes les conséquences négatives qui y sont associées. A l’inverse, des élèves ayant de faibles acquis de départ mais qui croient en leurs capacités à les utiliser efficacement peuvent développer largement leurs compétences.
Le psychologue américain Albert Bandura stipule que la confiance en ses capacités d’apprentissage provient de quatre sources d’information : les performances passées, l’observation des performances d’autrui, les messages de l’entourage et les états physiologiques et émotionnels.

Nous traiterons ici des trois premières.
Il semble évident que nos succès et échecs dans un domaine peuvent affecter notre confiance en nous dans ce domaine. Ainsi, le redoublement scolaire a souvent un impact négatif durable, et peut faire basculer l’élève dans un cercle vicieux de faible confiance et d’échec. Cependant, réussite et échec n’ont pas d’effet mécanique. L’interprétation que je tire de l’un ou de l’autre va jouer un rôle important. Si je considère par exemple que ma réussite en sciences est due au fait que l’examen était facile, cette réussite ne renforcera pas ma confiance en mes capacités d’apprentissage. De même, si j’estime que mon échec en histoire-géo est imputable à un manque de travail, ma confiance en moi ne sera pas ébranlée.




L’enfer, c’est les autres


Mais comment redonner confiance à des élèves en échec ou en difficultés d’apprentissage ? Le psychologue Dale H. Schunk et ses collègues ont conduit une série d’expériences afin de tenter de répondre à cette question. Par exemple, pour répondre à des questions de compréhension en lecture, ils ont enseigné aux élèves une stratégie consistant à identifier les idées principales d’un texte. Leurs résultats montrent que les élèves prennent davantage confiance en eux et développent davantage leur compréhension en lecture si on leur donne un objectif formulé en termes de développement de compétence (apprendre à identifier les idées principales) plutôt qu’un objectif formulé en termes de production à fournir (répondre aux questions de compréhension) ou que si on leur demande juste de bien travailler. De plus, des objectifs précis et à brève échéance (par exemple, savoir résoudre correctement cinq additions simples pour le prochain cours) aident mieux les élèves à guider leurs apprentissagesque des objectifs généraux et éloignés dans le temps (réussir le contrôle avant le bulletin). Couplés à des évaluations ou à des autoévaluations régulières, ces objectifs permettent des progrès graduels et ont pour effet de favoriser le développement de la confiance en soi et d’accroître la réussite des élèves.

Par ailleurs, observer la réussite ou l’échec d’autres personnes peut guider un élève dans ses apprentissages et jouer sur sa confiance en lui. Par exemple, savoir que d’autres ont réussi avec succès une tâche grâce aux méthodes de travail que l’on a soi-même apprises renforce la confiance. Mais elle est également influencée par la comparaison de ses propres performances avec celles d’autrui. Cette comparaison, cependant, peut être problématique pour les élèves qui ont de moins bonnes notes. Heureusement, plusieurs études de terrain montrent qu’il est possible d’éviter les effets négatifs de la comparaison avec autrui en la rendant moins visible et moins centrale, notamment en diversifiant les types d’activités qui donnent lieu à des évaluations, en offrant une certaine autonomie aux élèves concernant les objectifs et les tâches sur lesquels ils seront évalués, en ne regroupant pas toujours les élèves de la même façon, en évitant de rendre les résultats de manière publique, et surtout en utilisant des évaluations fondées sur des critères fixés à l’avance plutôt que sur le classement des élèves les uns par rapport aux autres. Dans les classes où les enseignants mettent en œuvre de telles pratiques, la confiance en soi des élèves diffère peu et presque aucun ne se perçoit comme incompétent.

Dans le même ordre d’idée, présenter une activité comme une occasion de développer ses compétences et de s’améliorer, plutôt que comme un test ou une compétition, peut aider les élèves qui reconnaissent être moins brillants que les autres à rester motivés, voire à se montrer résilients face à un échec.






L’art d’accroître son estime de soi



Il s’agit donc d’amener les élèves à se focaliser sur les progrès accomplis et sur les moyens qu’ils peuvent acquérir en vue de mieux maîtriser les tâches à réaliser, plutôt que sur l’évaluation de leur place par rapport aux autres. L’enjeu est notamment de trouver des formes d’évaluations qui soulignent que la compétence est une capacité qui se construit à travers le travail, l’étude et la régulation efficace des contraintes et des ressources, et qui communiquent des attentes élevées vis-à-vis des progrès réalisables par l’élève.

Dans l’ensemble, les recherches en éducation suggèrent qu’il est possible de mettre en place des activités d’apprentissage permettant une acquisition graduelle de compétences et leur validation progressive, et de développer ainsi la confiance en soi et la motivation des élèves, même quand ceux-ci ont un niveau initial de compétences très bas. Les pistes évoquées au fil de ce texte demandent sans doute à être adaptées selon le contexte, mais elles forment une trame cohérente de pratiques éducatives peu coûteuses à mettre en œuvre. Elles invitent les acteurs de l’éducation, non à faire plus ou à endosser des rôles supplémentaires, mais à agir autrement pour soutenir au mieux les élèves.


(Sources : Sciences Humaines)

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Comme tu le lis, Luss, tu n'es pas seule à avoir ce problème puisque des scientifiques s'y intéressent.
"On ne force pas la curiosité, on l'éveille."
D. Pennac
Avatar de l’utilisateur
Maya
hyper actif
 
Messages: 2578
Inscrit le: 23/09/2008 à 20:00
profil: Cyberpapy

PrécédentSuivant

Retourner vers Langues



Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant actuellement ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité