Bonjours,
Je cherche des informations pour constituer un dossier pour l'épreuve ''histoire des arts",
pouvez-vous m'aider?
Le sujet est "Nuit et brouillard" de Jean Ferrat
Merci d'avance.
Nuit et brouillard » de Jean Ferrat (1963)
Contexte historique : Jean Ferrat (Jean Tenenbaum) (26 décembre 1930 à Vaucresson, Hautsde- Seine - 13 Mars 2010 à Entraygues) est un parolier, musicien et chanteur français. Dernier de quatre enfants d'une famille juive modeste qui s'installe à Versailles en 1935, il poursuit ses études au Collège Jules Ferry. Durant la guerre, son père est déporté par les nazis et meurt à
Auschwitz. Il doit donc quitter le lycée pour travailler afin d'aider financièrement sa famille. Déjà, à cette époque, il est attiré par la musique et le théâtre. Au début des années 1950, il entre dans une troupe de théâtre, compose quelques chansons et joue de la guitare dans un orchestre de jazz. Il passe sans grand succès quelques auditions mais, ne se décourageant pas, décide de se consacrer exclusivement à la musique.
Message que l’auteur a voulu transmettre : Cette chanson est un message pour dire la haine qu’a Jean Ferrat pour la guerre, pour que personne n’oublie les wagons plombés qui conduisaient vers la mort... C'est une chanson en mémoire des victimes des camps de concentration nazis de la Seconde Guerre mondiale, en particulier en mémoire de son père, déporté à Auschwitz où il mourut. Le titre fait référence à la directive "Nuit et brouillard" signée en 1941 par Adolf Hitler et qui entraîna la
"disparition" des ennemis politiques du nazisme.
Moyens utilisés par l’auteur : La mélodie est simple, l’accompagnement lourd, pesant. Les accords répétés doublés aux percussions renforcent le climat dramatique du message.
Relation entre cette oeuvre et d’autres arts : En musique, les chansons ont toujours été des vecteurs pour dénoncer la guerre. Dès la Renaissance, « La guerre » de Clément Janequin décrivait la bataille de Marignan en 1515 puis, pour être plus proche du XXème, « La bataille de Craonne » dénonçait les atrocités de la guerre de 1914-1918 (mutinerie ...).
Dans le cinéma, le refrain de « La chanson de Craonne » est chanté par un condamné à mort dans le film Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet (2004).
En peinture, des oeuvres comme le tableau « Guernica » de Picasso, dénoncent les atrocités de la guerre, en poésie nous pouvons citer le poème « Liberté » de Paul Eluard.
En 1956, le cinéaste Alain Resnais avait réalisé un film « Nuit et brouillard », dont Jean Ferrat a repris le titre.
Mes idées et mes impressions :
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« Nuit et brouillard ».
Paroles et musique de Jean Ferrat (1963).
Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent
Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été
La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir
Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux
Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues
Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers
On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare
Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez
Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
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